Coopération internationale (partie 2)

ASC SOWALIE de Dabane

Après deux projets à SKIKDA avec l’association BARIQ21, Evasion a accompagné des jeunes vers des projets de collaboration avec le Sénégal.

Retour sur l’historique des projets Sénégalo-Français.

De la France au Sénégal…

A vrai dire, le Sénégal est, pour la plupart des Français, un pays exotique ,situé quelque part en Afrique.

Ce vaste continent est assez mal connu des Français, malgré l’histoire coloniale de la France. Mais il est aussi essentiel de rappeler que cette Histoire est le fait de riches marchands et de manipulations politiques, que la majeure partie de la population française ignorait ( et ignore) alors, autant occupée à sa propre survie que pouvaient l’être les habitants de ces pays lointains.

Aujourd’hui, peu d’entre nous sont d’ailleurs capable de situer exactement le Sénégal, niché à l’ouest de de l’Afrique entre la Mauritanie, Le Mali, La Guinée et la Guinée-Bissau.

Comment en vient-on à accompagner un projet avec des partenaires Sénégalais ?

Si le lien entre l’Algérie et les jeunes Roubaisiens ( dont les origines sont souvent Maghrébines) découlent naturellement, s’interroger sur l’arrivée du Sénégal dans l’axe coopération est tout autant légitime ; En effet, aucun des jeunes accompagnés n’a de parents Sénégalais, et aucun ne connaissait ce pays .

En 2016/2017, c’est la rencontre avec l’administrateur d’une association, située au Sénégal, et des jeunes du collectif coopération internationale, qui a impulsé ce nouveau projet.

Quoi de mieux que de conter sa vie, de partager sa culture, de discuter , pour générer des envies de projet ?

Ainsi, après avoir rencontré AD4S, les jeunes ont souhaité travailler sur un projet avec des jeunes du Sénégal.

Notre partenaire AD4S , a facilité les premières connexions avec le Sénégal.

Tivaouane Peulh, Sénégal

En collaboration avec les habitants d’un quartier de la ville, un premier puits a été creusé a Tivaouane Peulh ; des activités avec les enfants ont été proposées.

De même, le groupe de jeunes a pu partager des moments de chantier ; ainsi que des moments culturels : lac rose, Dakar, ou l’île de Gorée.

Enfin, les habitants accueillent les jeunes, qui sont logés et partagent les repas avec ces derniers.

Le début d’une belle collaboration

Avant tout, les jeunes volontaires sont épaulés dans les chantiers, avec la supervision d’un puisatier professionnel.

Aussi, les jeunes aident au transport des matières premières sur le chantier, et apprennent à élaborer un puits, depuis le traçage de ce dernier, au creusement du sol, en passant par la construction des buses nécessaires à la sécurisation de ce dernier.

Concernant les financements, ils proviennent principalement des actions d’autofinancement, des fonds propres, mais aussi des subventions parfois accordées lors des appels à projet dans le cadre du dispositif VVSI.

En 2018, un nouveau puits et des fournitures scolaires ont fait partie d’un projet à Kaolak, plus au Sud du pays

Kaolak

En 2019, le projet de coopération internationale s’est déplacé à proximité de Tivaouane Peulh, précisément à Keur ndiaye lo, pour générer un projet similaire. Le projet était la construction d’un puits et d’une action de sensibilisation auprès des enfants et des familles sur les dangers domestiques.

En effet, les accidents domestiques sont un véritable fléau dans ce pays, particulièrement sur les enfants. Les enfants de Ndiaye Lo ont élaboré une pièce de théâtre, suivie d’une vidéo sur cette thématique. Les associations et les écoles environnantes utilisent cette vidéo, pour sensibiliser à cette question.

Samkedji et Dabane, deux projets en parallèle, pour faire un pied de nez à SARS-COV2
Samkedji ou Semmketch, Sénégal

Fin 2019, le groupe de jeunes du projet 2019 s’est arrêté, au hasard de sa découverte du pays, dans un village situé dans la province de Diass : Samkedji (ou Seemmketch). Les jeunes ont pu échanger avec les femmes du village et des jeunes de l’association de Samkedji. Les femmes leur ont exposé leur envie de création d’une activité de maraîchage, afin qu’elles puissent générer leurs propres revenus.

Lors de ce séjour, la rencontre avec l’association SOWALI du village de Dabane, a permis d’exposer le projet de réhabilitation de l’école et aussi de dé- salinisation des sols.

Dabane, village situé à 30km de Kaolak

Puis… 2020 s’est vue plombée par une onde de choc mondiale autour d’un virus qui changerait nos vies pour quelques années…

Pourtant, le groupe de volontaires autour de l’axe coopération internationale a continué de travailler ensemble, dans l’espoir de pouvoir lancer le projet dès que la situation sanitaire le permettrait.

On avance, quoiqu’il en coûte… 😉

Aussi, l’année 2020 a permis de travailler sur le fond et la forme des projets, de bien creuser certains sujets tels que l’environnement, les aspects sociaux et économiques du pays, mais aussi de rencontrer des acteurs importants dans le domaine de la coopération internationale, tels que ICD AFRIQUE, les CEMEA ou encore LIANES COOPERATION.

Tout au long de l’année 2020, les associations porteuses ont oeuvré avec les jeunes afin de faciliter le travail de collaboration.

Malgré tout, le projet de réhabilitation d’un dispensaire de santé, qui avait débuté en 2016, mais à l’arrêt faute de moyens, a pu reprendre grâce à la mobilisation des élèves du collège Sainte Marie de Roubaix, qui se sont mobilisés sur des actions d’auto-financement en 2019/2020, et qui ont décidé de mettre l’argent à disposition des partenaires Sénégalais pour que le dispensaire puisse avoir enfin un nouveau toit, des escaliers, des fenêtres et portes, ainsi que l’électricité.

Aujourd’hui, le dispensaire peut accueillir du public, toutefois, il manque cruellement de matériel médical.

Le nouvel escalier du dispensaire à Tivaouane Peulh, 2020

Le projet avec SAMKEDJI

Les femmes de la GIE de SAMKEDJI ont pour projet de créer leur activité de maraîchage. Elles ont a disposition un terrain cultivable avec un puits.

Malheureusement, le manque de moyens financiers ne leur permettait pas de créé le Groupement d’Intérêts Economiques ( GIE). Encore moins de financer les travaux de nettoyage et de sécurisation du terrain.

La GIE de SAMKEDJI

D’autre part, l’aspect culturel n’est pas négligé avec des visites de lieux historiques ou importants ( mine de sel, île d’Ngor….) ainsi que des activités communes (concerts en soirée, des courses d’ânes ou encore une reconstitution de mariage peulh et Wolof).

Le séjour à Samkedji a été reporté par deux fois en 2021, pour cause de situation sanitaire détériorée. Dates prévues du séjour fin octobre/début novembre 2021.

Il est en partie subventionné dans le cadre du VVSI-JSI, mais aussi sur fonds propres.

Association de jeunes de Samkedji

Le projet avec DABANE

2020 a été aussi l’occasion d’établir des liens avec Dabane, notamment l’association SOWALIE et la direction de l’école primaire de Dabane.

C’est pourquoi un deuxième groupe de volontaires a décidé de s’investir avec les Sénégalais sur ce projet.

L’objectif est de réhabiliter trois salles de classe de l’école primaire de Dabane. Le groupe pourra aussi partager des moments de découverte culturelle au sens large.

En mai 2021, des volontaires sont allés construire un puits à Dabane . Ils ont repéré les conditions d’accueil pour les jeunes impliqués sur ce projet de réhabilitation des salles de classes.

Construction d’un puits à Dabane ( mai 2021)
Construction d’un puits à Dabane ( suite, juin 2021)

Le projet de réhabilitation des salles de classes aura lieu en décembre 2021, et est en cours d’instruction par le VVSI. Des autofinancements ont lieu, et un financement sur fonds propres est effectif.

Association SOWALIE de DABANE
Association Sowalie de Dabane

De Dabane à Dresde, il n’y a qu’un saut de puce…

Qui a dit le contraire ?

Vous voulez en savoir plus ?

Rendez-vous dans la troisième partie de cette retrospective sur l’axe Coopération internationale…

En attendant, voici un résumé en images, des projets accompagnés depuis 2014 !

La coopération internationale (Partie 1)

Depuis 2014, l’association est engagée, auprès de jeunes volontaires, dans l’élaboration de projets de collaboration internationale.

Voici un retour sur l’historique de cet engagement, et de son évolution depuis 8 ans…

Skikda, un jour d’octobre 2013…

Photo de la Wilaya de Skikda, en Algérie.
Photo by @hamzabdrahman sur le site UNSPLASH.COM

Un groupe de Français, bénévoles de l’association EVASION, débarque dans la ville de Skikda, située à 471 kilomètre de la capitale Alger. L’objectif ? Découvrir cette partie du pays, et échanger avec ses habitants. L’accueil du petit groupe se fait chez l’habitant, et permet une immersion totale.

Durant ce séjour, les jeunes rencontrent d’autres jeunes, et établissent des liens. Parmi ces jeunes, des bénévoles d’une association, BARIQ21, qui promeut le développement durable et interpelle sur les enjeux écologiques.

Les idées fusent… et si un projet commun était co-construit ?

C’est ainsi qu’est né le premier projet de coopération internationale Franco-Algérien.

Evasion, Bariq21 et les jeunes du Centre social Basse Masure de Roubaix.

2014 : des compétences mises en synergie

Dans son coeur de projet, BARIQ 21 développe des actions de sensibilisation autour de l’écologie et du développement durable 1. En outre, elle promeut la pratique du sport auprès des jeunes.

Evasion propose des animations autour de la sécurité routière en vélo, trottinettes, piétons… auprès des jeunes et des familles, et propose régulièrement la pratiques de sports tels que les échasses urbaines, le hooverboard, ou même le futsall.

Nos quartiers d’été au centre de Skikda 2014

Les jeunes du Centre social Basse Masure de Roubaix, impliqué dans ce type de projet collaboratif, ont souhaité rejoindre ce projet dès son évocation.

Aussi,il a été proposé la création commune d’une animation type « nos quartiers d’été » au centre de la ville de Skikda ;

Au planning : des animations autour des enjeux écologiques, de la sécurité routière, mais aussi l’aide à l’entretien du vélo, adu maquillage pour enfants, ou encore la pratique du sport ( football par exemple).

Le groupe Franco-Algérien de 2014/2015

Une collaboration inédite

Pour arriver à cette journée, des mois de collaboration à distance ont été nécessaires. Il a par ailleurs fallut solliciter des financements, soit au travers des appels à projet, soit au travers des actions d’auto-financement.

Forts de ce travail commun, Les deux groupes de jeunes Algériens et Français ont pu élaborer, petit à petit, leurs actions ; Chacun avait à apporter sa brique à l’édifice.

Accompagné par les bénévoles de chacune des associations , des actions d’autofinancements ont permis de financer une partie du séjour.

Dans ce cadre, un appel à projet a été rédigé auprès du FONJEP 2, afin de réunir les fonds nécessaires pour la mise en place d’un planning sur deux semaines.

Au programme : des échanges de compétences autour des sujets de prédilection , des visites culturelles, et l’organisation de nos quartiers d’été à Skikda.

Un résultat à la hauteur des espérances

Ce travail de longs mois a permis de développer de nouvelles compétences.

Le réseau de partenaires s’est agrandi, et des autorisations auprès des autorités ( Préfecture, Commune …) ont permis d’organiser cet événement international.

Durant ce séjour, une école primaire a accueilli le groupe de jeunes Français. Une distribution de fournitures scolaires a eu lieu auprès des élèves de cette école.

Le projet nos quartiers d’été à SKIKDA a été un beau projet, dynamique, qui a engendré d’autres projets internationaux.

Il a réuni des jeunes des deux continents qui ont été fiers de proposer une action commune.

Les participants de cette journée de sensibilisation ont appréciés cette action « nos quartiers d’été », ludique et éducative en même temps.

Enfin, les jeunes Français et les jeunes Algériens ont impulsé un projet en 2015, autour d’un chantier commun à Skikda.

Projet de collaboration BARIQ21/EVASION/CSBM 2015, SKIKDA
  • 1 : gestion de l’eau, pollution, recyclage des matières premières, déplacements alternatifs à la voiture, etc.
  • 2 : Dans le cadre du VVSI-JSI

Partie 2 : En route vers le Sénégal !

Le contrat de service civique, une aubaine pour tous

Encore peu utilisé par les jeunes, le contrat de service civique permet de développer ses compétences dans un domaine spécifique et de contribuer, au sein d’une structure, au développement ou maintien d’une action.

Ce contrat est très encadré par la loi, et permet aux jeunes qui souhaitent s’investir, d’être rémunéré pour leurs activités au sein d’une association par exemple.

Jeune fille
Source @ Pixa bay by Robin Higgins

En tant qu’association, Evasion a pu accueillir des services civiques durant 6 mois, et leur permettre d’acquérir des compétences diverses au sein de l’organisation, en plus d’être rémunérés.

Vous êtes une structure qui souhaite accueillir un service civique ?

Cet article est pour vous !

Embaucher un service civique, comment faire ?

Avant de vous lancer dans le recherche d’un ou de plusieurs jeunes pour intégrer un service civique, il y a des régles fondamentales à respecter.

Tout d’abord, ce service civique doit entrer dans un des thèmes suivants : Environnement, solidarité, sport, culture, santé, éducation, intervention d’urgence, mémoire et citoyenneté et enfin aide humanitaire.

Pour cela il faudra bien définir vos besoins : le jeune qui sera accueilli ne devra pas remplacer un salarié. sa fonction sera de soutenir, de seconder une action.

En outre, il est impératif de définir qui sera le tuteur de ce jeune. C’est une obligation.

Enfin, il est essentiel de réfléchir aux avantages que la structure peut proposer en plus de la somme versée par l’état chaque mois, par exemple la prise en charge du déjeuner ou la prise en charge de l’abonnement des transports en commun… Cela peut être un plus pour le bon déroulement de ce service civique.

Vous devrez accueillir le jeune au moins 24 heures par semaine, répartis selon la négociation.

Par exemple, Evasion accueillait des jeunes étudiants qui cumulaient le service civique. Aussi, il avait été négocié un planning relativement souple, en corrélation avec leurs études, l’objectif étant le développement de leurs compétences et de leur parcours professionnel.

Quelles conditions pour établir un contrat ?

Tout d’abord, vous devez vous poser la question de savoir si vous souhaitez être agréé pour accueillir des services civiques régulièrement et en nombre, ou si l’accueil de ce type de profil restera ponctuel, en fonction des opportunités et besoins de l’association.

En effet, la demande d’agrément est inutile si vous souhaitez accueillir un service civique exceptionnellement.

Vous avez donc deux solutions :

Demander l’agrément , qui requiert d’établir un dossier avec un projet d’accueil complet que vous pouvez retrouver ici.

Etablir une convention avec un organisme agréé, telle qu’une mission locale. Cet organisme mettre à disposition le service civique, selon la convention et le contrat qui auront été établis préalablement

Cela demandera aussi d’établir un projet d’accueil ( moins complet que la demande d’agrément) et évitera l’attente longue d’une procédure d’agrément. Ce système est idéal lorsque vous souhaitez accueillir un service civique de façon épisodique et unique.

Le contrat de service civique est très encadré. En voici les principales limites :

  • Durée de 6 à 12 mois
  • Mission d’intérêt général qui entre dans les 9 thèmes pré-cités ;
  • Temps hebdomadaire de 24 heures par semaine à minima;
  • Désigner un tuteur volontaire qui accompagnera le jeune dans ses missions et fera le bilan de fin de mission ;
  • Les indemnités sont prises en charges par l’Etat et un soutien complémentaire peut être pris en charge par la structure ( argent ou nature) ;
  • le service civique ouvre droit à une protection sociale ;
  • les heures permettent de cumuler du temps formation ;
  • Des formations courtes sont obligatoires et prises en charge par la structure agréée.

Si vous êtes agréé , anticipez l’accueil et l’enregistrement du jeune en vous inscrivant sur l’application ELISA, sur laquelle il est OBLIGATOIRE d’enregistrer les contrats en service civique.

Pour cela vous devrez PREALABLEMENT demander un identifiant et un mot de passe à la Direction Générale des ASP pour accéder à ELISA.

Retrouvez ELISA ici

Si vous n’êtes pas agréé et que vous passez par un organisme qui met à disposition un service civique, vous n’avez pas à effectuer ces démarches. C’est l’organisme agrée qui doit le faire.

Séance de travail collaboratif
Source pixabay by Freephotos

Trouver un volontaire :

Vous pouvez choisir le volontaire si vous pensez à un jeune en particulier, particulierement s’il est déjà investit dans votre structure.

Dans le cas contraire, vous pouvez vous adresser à la Mission Locale, le Bureau d’Information Jeunesse, mais aussi les centres sociaux.

Vous pouvez aussi vous inscrire ICI

Signez et c’est parti !

Vous avez trouvé un jeune motivé, plein d’entrain ? Vous lui avez proposé de faire le service civique chez vous, en lui exposant les différentes attentes mais aussi ce qu’il pourra développer en terme de compétences ? Passez à l’étape suivante …

Si vous avez l’appui d’un organisme agréé, la signature du contrat sera effectuée en réunion tripartite. L’organisme vous informera des pièces administratives à lui fournir pour établir ce dernier ainsi que la convention qui vous liera dans le cadre du service civique.

Si vous êtes agréé, vous devrez établir vous même le contrat de service civique. Vous pouvez retrouver un modèle standard ici

Les contrats devront être envoyés signés à la DR jeunesse et sport ET à l’ASP( qui verse les indemnités au jeune) par courrier avec les pièces justificatives, dont la convention avec l’organisme agréé.

Envisagez vous l’accueil d’un jeune en contrat de Service Civique ? Dites nous pourquoi !

Préparer son Assemblée Générale II

Partie 2 : les aspects pratiques

Dans la première partie concernant l’Assemblée Générale et son organisation, nous avons vu quels étaient les impératifs à respecter en termes de délais et de modalités.

Dans cet article nous verrons quelles sont les documents présentés lors de l’assemblée générale, ainsi que leurs fonctions.

Le rapport moral/d’activités

Le rapport moral d’une association permet de présenter les valeurs de l’association et ses missions. 

Il expose les relations qu’à l’association avec les partenaires extérieurs, notamment avec les partenaires institutionnels. 

Il détaille le déroulement des activités de l’association en faisant le lien avec ses valeurs. Il explique pourquoi certaines activités n’ont pas été effectuées. 

Le rapport moral valorise le travail des bénévoles, aussi bien d’un point de vue quantitatif que qualitatif.

Enfin il permet de présenter les projets en cours ou à venir. 

Le rapport moral permet (en plus de ces points à aborder) de faire la lumière sur un projet particulièrement important durant l’exercice en cours si on le souhaite. 

Le rapport financier

Le rapport financier présente les grandes lignes du compte de résultat ( voir l’article à ce sujet) et du bilan en comparant avec l’exercice précédent (soit N-1 et N).

Il décrit l’origine des fonds ( subventions, donations, prestations…) ainsi que l’emploi de ces fonds ( projets, investissements, ressources humaines , matériel…)

Le montant du résultat doit être expliqué surtout s’il est déficitaire. Il doit exposer quelles sont les mesures prises pour rééquilibrer la situation. 

Le rapport financier doit par ailleurs retracer la situation de trésorerie à la date de clôture.

De plus, le rapport financier doit permettre d’exposer la dépendance financière par rapport à l’extérieur, ainsi que le poids des contribution en nature. De plus, il doit montrer quelles sont les charges nouvelles de l’exercice en cours, mais aussi les contrats à échéance

Pour terminer, le rapport financier doit proposer l’affectation du résultat à l’approbation de l’assemblée. 

Vous trouverez une trame pour rédiger votre rapport d’activités et financier en cliquant ci dessous ( version pdf).

Si vous souhaitez être plus précis, vous pouvez rédiger un rapport de gestion, qui détaille les activités de l’association. 

Ce rapport de gestion est obligatoire si votre association rempli deux critères de la liste suivante : 

  • Plus de 50 salariés
  • CA ou ressources supérieures à 3100K€
  • Total du bilan supérieur à 1550K€
  • Les associations qui nomment volontairement un commissaire aux comptes même si elles ne dépassent pas les seuils si dessus
  • Les associations émettant des obligations
  • Les associations d’utilité publique

Pour une trame détaillée cliquez sur le bouton ci dessous

Vous trouverez quelques exemples de ces rapports sur internet. Inspirez vous en … toutefois, ne payez jamais pour ce type de document. Ils sont relativement simples à rédiger, et doivent être adaptés à votre association. Une trame généraliste est pour cela bien suffisante, à vous d’y mettre votre style, vos détails, vos images…

Retrouvons nous la semaine prochaine pour un focus sur l’opération carton rouge, les ambassadeurs de la sécurité routière 2019, que vous pouvez d’ors et déjà retrouver sur notre page facebook chaque jour !

Préparer son Assemblée Générale

Première partie : la partie technique

Ce que dit la loi

Assemblée générale
La loi du 1er juillet 1901 n’impose pas la tenue d’une assemblée générale ordinaire. 

La seule assemblée générale obligatoire concerne l’article 9, lorsqu’il y a dissolution de l’association, afin de répartir les biens de l’association.

En effet,  ce sont les statuts indiquent les obligations des administrateurs en ce qui concerne les modalités de l’assemblée générale. 

Toutefois, certaines catégories d’associations sont tenues d’effectuer une assemblée générale, telle que l ‘association reconnue d’utilité publique, l’association cultuelle, ou encore l’association agréée par les ministères ou affiliées à des fédérations sportives. 

A quoi ça sert ? 

L’assemblée générale permet aux dirigeants de l’association de rendre des comptes auprès des adhérents, concernant la gestion de l’association. C’est un outil qui permet un fonctionnement démocratique, et instaure une certaine transparence concernant la gestion de l’association. 

Par ailleurs, les statuts fixent les modalités de mise en place de l’assemblée générale : fréquence, élection des administrateurs et du bureau, modalités de vote, adhésion des adhérents, intégration du conseil d’administration…

C’est pourquoi il est essentiel de rédiger des statuts associatifs de qualité ( pour plus d’information, référez-vous à l’article dédié à ce sujet))

Comment effectuer une convocation à une Assemblée Générale ? 

L’assemblée générale est classiquement convoquée par le conseil d’administration, le bureau ou le président de l’association, comme stipulé sur les statuts. 

Aussi, le courrier de convocation peut être envoyé par un membre de l’association ( secrétaire au bureau ou salarié) sur demande du Président. 

Le choix de la date est libre. Les statuts stipulent s’il y a un délai à respecter entre le jour de la convocation et la date de l’assemblée générale. En effet, certaines associations souhaitent transmettre des documents à lire avant la tenu de l’assemblée, afin d’optimiser le temps ( notamment en ce qui concerne le rapport d’activités, qui peut être long à lire). 

Dans cette convocation doivent être précisé la date et l’heure de la réunion ainsi que l’ordre du jour. 

Ce dernier doit être précis, car seuls les points évoqués dans cet ordre du jour pourront être débattus. En outre, seule la fin des échanges et votes concernant l’ordre du jour permettront de  clore l’assemblée générale

Toutes les questions prévues dans l’ordre du jour sont impérativement traitées lors de l’assemblée générale sous peine d’annulation de cette dernière. Il faudrait alors convoquer à nouveau les adhérents pour une nouvelle assemblée. 

Attention : Sur les convocations, est souvent noté la mention «  questions diverses ». Ces dernières doivent aborder uniquement des sujets mineurs, sans conséquences sur la gestion/les activités de l’association. 

Les décisions prises sur une question ne figurant pas dans l’ordre du jour peuvent être annulées devant la cour.

Exceptions : 

Les associations cultuelles et les associations ayant un commissaire aux comptes doivent respecter l’article 44 du décret du 16 mars 1906 qui prévoit que les comptes financiers soient dressé avant l’expiration du premier semestre de l’année qui suivra, soit le 30 juin de chaque année maximum.

Il est recommandé de procéder à une convocation adaptée afin que tous les membres concernés soient informés de la tenue de cette Assemblée Générale, et ne puissent pas en demander l’annulation auprès des tribunaux. 

En cas de demande de documents par un membre il est recommandé de les fournir par soucis de transparence. Toutefois les frais engagés par cette demande peuvent être réclamés auprès de ce membre ( frais d’envoi, impression…)

Le délai de convocation doit permettre aux membres de prendre leurs dispositions afin d’assister à l’assemblée générale et d’étudier les points mis à l’ordre du jour. 

Un délai de deux semaines en généralement proposé.

Résumons : 

La convocation à l’assemblée générale doit comporter : 

  • L’organe ayant pris l’initiative de la convocation
  • La date, l’heure de l’Assemblée Générale
  • L’ordre du jour

S’il existe des modification des statuts, celles-ci doivent être précisées sur le courrier de convocation ou ajoutés en documents joints. 

Il est possible d’ajouter les documents nécessitant une réflexion préalable à cette Assemblée. 

Elle peut être : 

  • Individuelle ( lettre simple ou recommandée)
  • Collective ( affichage)

Un délai entre la convocation et la date de l’Assemblée doit être observé. 

 A quoi sert une Assemblée Générale ? 

L’assemblée générale est compétente sur les questions concernant : 

  • L’approbation du rapport moral, du rapport d’activités, et du rapport financier. Par l’approbation  de ces rapports, l’assemblée générale reconnaît que les administrateurs de sont acquittés de leurs missions au sein de l’association et les déchargent de toutes responsabilités vis à vis des adhérents. ( toutefois, cela ne mes déchargent pas du caractère potentiellement délictueux des éventuelles fautes commises). 
  • Élire et renouveler les membres du conseil d’administration
  • Voter le budget de l’exercice à venir
  • Décider des  actes concernant le patrimoine de l’association
  • Décider des modifications statutaires
  • D’engager une action judiciaire
  • D’exclure, de nommer, ou de révoquer un dirigeant

Quelles sont les conditions de vote ? 

Les statuts décident si les votes peuvent être mandatés, ou effectués par correspondance.

En cas de non précision par les statuts, le vote par procuration est possible de droit.

Chaque membre dispose généralement d’une voix. Toutefois, sans mention de cette information dans les statuts, chaque membre peut disposer d’un nombre de mandat illimité. C’est aussi le cas concernant les peuvent personnes ayant mandat de représentation, dont le nombre est illimité sauf précisions statutaires

C’est pourquoi les statuts revêtent un caractère essentiel dans la vie d’une association. 

De même, les statuts fixent le mode du scrutin à

  • main levée, 
  • bulletin secret, 
  • la majorité absolue ou simple.

Cliquez ici pour obtenir un modèle de procuration pour un vote à l’AG

Spécificité du vote par correspondance

Comment rédiger le procès verbal de l’Assemblée Générale ?  

Comme pour la plupart des modalités liées à la gestion de l’association, le procès verbal de l’Assemblée Générale est fixé par les statuts

Un procès verbal est rédigé suite à l’assemblée générale, par le secrétaire au bureau ou tout autre administrateur désigné par le conseil d’administration. 

Il est signé par le président et obligatoirement par un autre membre du bureau. 

Il relate les différentes étapes de l’Assemblée : 

  • Liste des membres présents
  • Liste des membres votants
  • Déroulement de l’ordre du jour point par point avec approbation/non approbation précisant le nombre de votants à chaque fois ( par exemple, le rapport d’activités est adopté à l’unanimité, ou est adopté à la majorité simple soit 40 votants pour et 3 votants contre etc…)

Le procès verbal prouve que les résolutions ont été adoptées en respectant les modalités statutaires. Ce procès verbal permet par ailleurs de démontrer le fonctionnement normal de l’association

Quelles sont les exigences concernant le procès verbal ? 

Le procès verbal ne doit contenir ni blancs, ni ratures. Il doit être rédigé sur des feuillets numérotés. 

Il doit contenir : 

  • Le nom de l’association,
  • Le lieu et la date de l’assemblée générale
  • Le rappel de l’ordre du jour
  • Les résolutions adoptées

Il doit être daté et signé par le Président et au moins un autre administrateur ( communément le secrétaire)

La liste des participants à l’assemblée générale y sera jointe.

A venir : Préparer ses rapports pour l’approbation de l’assemblée Générale

Carton Rouge, les ambassadeurs de la sécurité routière : la mutualisation des moyens au service de la prévention

Retenez bien cette date

Il suffit d’une idée…

Il était une fois un animateur, qui, face aux comportements accidentogènes des jeunes qu’il accueillait dans son centre de loisirs, voulut mettre en place une action de sensibilisation aux dangers de la route dans le collège Léon Blum à Villeneuve d’Ascq

C’est ainsi que l’on pourrait évoquer l’idée originelle du projet sécurité routière (La journée de la sécurité routière) porté par l’association Evasion…

Cette idée a fait du chemin. En effet, la première action de sensibilisation intéressa d’autres intervenants.

L ‘idée engendra un projet de plus en plus complexe, afin de répondre aux problématiques identifiées par divers partenaires.

Il fût alors évident de proposer ces actions aux sein des collèges Villeneuvois, puisque le public cible est les jeunes. Au fil du temps, d’autres établissements de la MEL* ont souhaité s’inscrire dans ce projet.

L’idée principale était de sensibiliser les jeunes, plus particulièrement les collégiens, en les incluant dans une démarche participative et formatrice. En outre, il fallait que ces actions soient adaptées aux participants. Il fallait également coller aux impératifs organisationnels des établissements scolaires impliqués dans ce type de projet.

Carton rouge est né suite à un constat :partagé entre l’association et Monsieur Boulanger, Directeur du cabinet du Préfet du Nord : les élèves et les parents d’élèves ont des comportements dangereux aux abords des établissements scolaires.

Qu’ils soient piétons, cyclistes, motocyclistes ou automobilistes, beaucoup n’avaient (et n’ont) pas conscience de leurs comportements. C’est pourquoi il était important de sensibiliser les publics à cette problématique, et principalement les élèves.

Une méthode qui roule

Concernés par ce projet, les élèves sont non seulement sensibilisés, mais certains participent activement aux actions de sensibilisation. En effet, un groupe d’élèves de 4ème de chaque collège agit directement en animant les ateliers de sensibilisation en direction des élèves de 5ème de leur collège.De plus, ils participent à la verbalisation des usagers de la route lors de la journée CARTON ROUGE.

Les élèves formés à sensibiliser leurs pairs ( et les autres usagers ) sont nommés les ambassadeurs de la sécurité routière ; ils traitent durant plusieurs séances les questions relatives à la sécurité routière. En outre, ils acquièrent les compétences nécessaires à l’utilisation des outils pédagogiques et à l’animation des ateliers de sensibilisation

Bien sur, un tel projet demande un certain nombre de moyens techniques, humains, logistiques, et financiers.

Un réseau sur les chapeaux de roue

C’est pourquoi la création et l’animation d’un réseau s’est construite durant ces dernières années.

En effet, le réseau engendre la mutualisation des moyens et des compétences . De même, il permet de réfléchir à un projet adapté, pour qu’il réponde au mieux aux problématiques identifiées. Par conséquent, un réseau impliqué permet une réactivité face aux freins que l’on rencontre lors de la mise en oeuvre des projets. Aussi, le réseau est un acteur essentiel dans la mise en oeuvre du projet carton rouge.

Pour cela, Evasion a fait appel a un coordinateur projet et réseau auprès de l’association DMDS. Passionné et engagé ,il effectue un travail formidable depuis le début de cette aventure.

Carton rouge en 2019, c’est :

  • Une journée d’action commune le 11 octobre 2019 à Lille République, avec l’ensemble des Ambassadeurs de la sécurité routière ;
  • 10 établissements scolaires de la Métropole Lilloise impliqués dans chaque étape projet.

Le soutien de:

  • la préfecture du Nord
  • la DDTM
  • du Département du Nord
  • la Police Nationale
  • de la Police Municipale de Roubaix
  • la Gendarmerie
  • l’entreprise Ilévia
  • La ville de Roubaix
  • Du centre social Echo de Roubaix

Retrouvez des informations sur le projet Sécurité routière de l’association EVASION en visitant notre site

*MEL : Métropole Européenne de Lille

Non, la pandémie ne tue pas les projets !

La situation actuelle met en lumière les difficultés qu'ont les associations, quelle que soit leur taille, à collaborer entre elles. 
Pour beaucoup, collaborer équivaut à s'allier à la "concurrence". 
Or, la mutualisation des moyens et des compétences permet proposer des projets utiles, innovants et répondants aux enjeux territoriaux repérés. 
Comment continuer à proposer des projets face à la crise actuelle ? Une remise en cause de ses pratiques est-elle utile ? 
Voici quelques pistes de réflexion.


Agir pour se préserver ?


Proposer des actions afin de justifier de son existence est tentant.
En langage journalistique, on pourrait comparer certains projets au marronnier : le sujet récurrent, sans risque, et qui apporte de l’eau au moulin.
Ainsi, un certain nombre d’actions sont proposées de façon monotone et récurrente, aux adhérents des associations. La remise en cause de ces actions n’est pas à l’ordre du jour, puisqu’elles sont considérées comme un besoin.


Toutefois, ce besoin est-il identifié par les adhérents ou par l’équipe de professionnels ?


A l’instar de l’atelier cuisine du lundi après-midi, ce dernier est-il véritablement plébiscité par les publics ? SI tel est le cas, l’est-il dans la forme proposée ?
Aussi, face à un public qui peine à se renouveler ou qui manque de motivation, la question du sens est essentielle.

Revoir ses pratiques professionnelles ?


Collaborer, c’est avant tout travailler avec son public sur des projets qui l’intéresse.
Ainsi, les actions mises en place sont un moyen ( et non un objectif ) pour l’animateur. L’objectif est d’amener les publics à des fins pédagogiques pertinentes.
Par exemple : Un atelier cuisine pourrait se transformer en ateliers des saveurs, avec des thématiques particulières : décliner les lentilles en 10 plats savoureux et économiques ( et en profiter pour travailler sur l’apport nutritionnel des légumineuses), concocter ses curry ( et présenter d’où viennent les épices et expliquer en quoi il est important d’en vérifier la provenance), ou encore confectionner les pains du monde ( et travailler sur les farines, et l’importance de leur qualité de production) etc.


Par conséquent, le rôle de l’animateur est d’accompagner le public dans sa réflexion, autour des actions et des projets.
Le temps du programme d’animations socioculturelles figé et répétitif est terminé !
Faites place à l’innovation !

Certaines structures l’ont bien compris, en ces temps difficiles où l’accès des publics dans des structures est compliqué.
Quelques projets en ligne ont pu ainsi voir le jour et des ateliers, des vidéos et des webinaires ont été proposés, avec succès, aux adhérents.

S’il faut retenir quelque chose de cette crise sanitaire, c’est l’innovation dans la relation à l’autre que ce soit en terme de projet et en terme de communication !

Pas évident ?
Certes.
Et pourtant, nous devons avancer… sous peine de voir le projet associatif s’éteindre.


Collaborer ensemble, avec des moyens différents


A cause de cette pandémie, les relations de travail ( et de collaboration) ont été réorganisées : le télétravail a fait un percée fracassante !
Certaines personnes apprécient, d’autres moins.

La visio au top.

Toutefois, nous constatons que les plateformes de visio conférence permettent de se réunir de façon plus efficace. Elles permettent d’économiser du temps et de l’argent ( moins de déplacements, plus de disponibilité).

Ce type de réunion nous oblige à revoir nos modes de fonctionnement, notamment en ce qui concerne l’efficacité et la prise de décision.
ENFIN !! La « réunionite », maladie bien française qui consiste à se réunir des heures pour ne rien décider, commence à reculer.
Mieux organisées, les réunions en visioconférence permettent de réunir des personnes éloignées physiquement, afin de travailler sur un ordre du jour bien établi et surtout avec un animateur ( l’organisateur de la visioconférence) clairement identifié.
Certes, on ne pourra pas éviter les échanges stériles … mais ils sont écourtés par la capacité de mettre fin aux conversations en un clic.
(Oooppss… j’ai été déconnecté… ça vous parle ? ).

Mails, plateformes de transmission, l’administration devient digitale



Les mails ( courriels) sont devenus le moyen de communication le plus utilisé, notamment pour transmettre des documents.

Et même les administrations s’y sont mises, en proposant des plateformes où l’on peut télécharger nos documents: de l’appel à projet, en passant par un dossier pour accueillir des volontaires en service civique, ou pour déposer une facture… de nombreuses démarches sont ainsi facilitées depuis le début de la pandémie.
On ne peut que saluer ici l’énergie déployée par les différents acteurs pour mettre en place ces communications digitales !


Collaborer… alors qu’on n’ a pas de visibilité ?


(spoiler : autopromotion... on se vautre dans les pétales de roses. une fois n'est pas coutume)


Evasion, pour celles et ceux qui la connaisse, est une petite association. L’équipe au coeur des projets est très réduite ( une dizaine de personnes) et est constituée uniquement de bénévoles et de deux volontaires en service civique ( venus nous rejoindre fin 2020 et début 2021).

Pour autant, les idées fusent, et notre objectif est de mettre en place les projets , tant que cela est possible.
Ce n’est pas de tout repos que de convaincre certains partenaires à intégrer nos projets. Malgré cela, nous y arrivons ( enfin on est bien aidés quand même, parce qu’on a un super coordinateur projet )

A Evasion, nous avons décidé de ne pas laisser cette pandémie nous arrêter.

Alors, c’est à nous de nous adapter et d’adapter les projets et les actions, en fonction de la situation. C’est stressant. Ça demande de la flexibilité, de la prise de recul... et beaucoup de concessions... mais les résultats sont là.

Nos projets 2020 et 2021 sont toujours collaboratifs


En 2020, Evasion a maintenu les projets de l’axe prévention à la sécurité routière, en adaptant les actions. Certains partenaires ont préféré suspendre leur participation, d’autres sont venus rejoindre les projets… comme quoi tout est possible.
Evasion a aussi participé aux estivales de Roubaix XXL, avec des bénévoles et des animateurs pour animer des ateliers de prévention en sécurité routière.


Le projet de coopération internationale avec le Sénégal a été aussi revu, pour faire face à la pandémie : la réhabilitation du dispensaire et la construction du puits ont été reportés de deux mois et sont maintenant terminés, grâce à la mobilisation des équipes bénévoles Sénégalaises et Françaises !

Quant à la réhabilitation du champ pour le groupement de femmes de Samkedji, il a été reporté mi 2021, pour permettre à un groupe de jeunes français d’aller sur place.


En 2021, Evasion porte plusieurs projets, en collaboration avec d’anciens et de nouveaux partenaires.

Comme d’autres, nous avons une visibilité très limitée. Mais cela ne nous empêche pas de porter les projets et d’imaginer des actions innovantes et en collaboration avec des partenaires motivés, eux aussi. Certes, nous mettons certaines idées en pause… mais cela ne nous empêche aucunement de les développer pour les mettre en oeuvre à des moments opportuns ( tout vient à point qui sait attendre)

Nous, petite association « de rien » y arrivons.

Cela démontre que la force des projets réside en leur sens et en la motivation des personnes qui les portent.

Il est indispensable de rester positif, mais surtout de s’obliger à remettre en cause nos modes de fonctionnement et peut-être accepter de prendre des risques en sortant de notre zone de confort.

Et vous?
Comment arrivez vous à proposer des activités associatives durant la pandémie ?
Pensez-vous que les nouveaux moyens de collaborer sont un avantage?

N’oubliez pas…. Il suffit d’une idée pour qu’un projet éclose…



Sécurité routière : Les ambassadeurs 2020 en formation

Photo by Ross Sneddon on Unsplash

Le Projet sécurité routière  » les ambassadeurs de la sécurité routière, Carton Rouge » a été impacté par la situation liée à la COVID 19.

Pour autant ,les partenaires ont majoritairement souhaité maintenir le projet, en respectant, bien sûr, les directives imposées par les autorités.

Aussi, le chargé de projet** a contribué à réorganiser les étapes du projet, au travers la redéfinition du calendrier et la ré-organisation des ateliers et actions prévus.

Néanmoins, l’essentiel du projet est bien mis en oeuvre au travers :

  • La formation et la sensibilisation des ambassadeurs de la sécurité routière
  • La sensibilisation par les ambassadeurs des jeunes de leur établissement
  • Une action « Carton rouge » pour sensibiliser les usagers de la voie publique aux enjeux de sécurité routière

Double Carton !

En 2020, sur demande de la Préfecture du Nord, le projet est mis en oeuvre dans la ville de Douai.

Les collèges Streinger et Canivez intègrent le réseau. Ainsi que la ville de Douai, la police municipale et la Sous préfecture de Douai.

Par ailleurs,le projet est en cours de réalisation dans la Métropole Lilloise , en collaboration avec:

  • la Préfecture du Nord,
  • la DDTM,
  • des collèges de Villeneuve d’Ascq
  • les collèges et centre sociaux de Roubaix
  • la Ville et la Police municipale de Roubaix*.

Deux temps de sensibilisation Forts :


Deux actions Carton Rouge seront proposées , au coeur de deux grandes agglomérations :

  • La place d’Armes de Douai, le 08 octobre 2020
  • La place de la République de Lille, le 09 octobre 2020

Vous retrouverez toutes les infos relatives aux temps forts sur les réseaux sociaux, et par mail si vous êtes inscrits à la newsletter d ‘Evasion.

Certains partenaires ont préféré se mettre en veille en 2020, au vu de la situation sanitaire. Bien sûr, nous espérons pouvoir travailler à nouveau ensemble de façon optimale sur les projets à venir.

Soutenez le projet en nous suivant sur les réseaux sociaux !

Vous pouvez retrouver les étapes de ce projet sur notre page Facebook et notre compte Instagram.

Nous répondrons avec plaisir à toutes vos questions en nous envoyant directement un courriel .

Bien sûr, nous serons ravis de pouvoir vous rencontrer lors des opérations carton rouge qui auront lieu en Octobre !

Prenez-soin de vous !

* la cartographie est en cours de réalisation.

** Le chargé de Projet (M. Bacel) est mandaté par Evasion

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Les activités d ‘été 2020

Photographie de VIcko Mozara/Unsplash.com

Cette année est particulière pour de nombreuses associations, qui voient leurs activités réduites.

Bonne nouvelle !

Evasion reste active durant cette période !

L’association Evasion propose des activités tout au long de cet été :

Vous pouvez retrouver les équipes d’EVASION dans le cadre des activités d’été XXL de Roubaix, du 18 juillet au 28 août 2020.

En outre, Evasion interviendra sur des actions ponctuelles, comme celle du mercredi 22 juillet avec les centres sociaux de Roubaix, au centre social de la Basse Masure.

Aussi, Evasion pourra bientôt proposer des interventions dans le cadre d’activités habilitées par la Ville de Roubaix, dans le cadre du chèque activité qui est distribué de l’âge de 3 ans à 18 ans révolu, à hauteur de 50 euros et utilisable jusqu’au 31 août 2020.

Les projets Les ambassadeurs de la sécurité routière, carton rouge sont toujours sur les rails, et reprendront dès septembre avec des partenaires de la MEL et du Douaisis !

Photo par Diana Parkhous, /www.unsplash.com

Vous pourrez retrouver toutes les informations, des photos et des vidéos sur notre page facebook et notre site web.

L’équipe d’Evasion vous souhaite un bel été.

Prenez soin de vous.

Post covid : quid des subventions pour les projets non réalisés ?

Photo by Jon Tyson on Unsplash

Le covid 19 a eu des effets secondaires sur les projets associatifs : mise à l’arrêt ou avortement des projets en cours.

Ces derniers ont parfois fait l’objet de subventions spécifiques.

Qu’en est-il de ces dernières, qu’elles aient été notifiées ou versées ?

On fait le point

Une circulaire pour clarifier la situation

Matignon a emis une circulaire afin de permettre le report et /ou la modification des projets qui ont été financés ou notifiés de leur financement.

Cette dernière précise que si une association a déjà démarré le projet, et ainsi utilisé une partie du budget prévu, elle pourra reporter ce projet en 2021 ou ne pas terminer ce dernier, en fonction des possiblités.

Dans ce cadre, aucune sanction ne pourrait être prononcée contre l’association.

Toutefois, chaque administration pourra décider des modalités concernant l’utilisation des subventions allouées.

Modalités post covid pour : 
le FDVA
Le FONJEP
Le JEP
Les subventions Européennes

Elle pourra tout de même exiger la récupération des fonds non engagés, même si la circulaire encourage fortement le soutien des associations par le maintien des subventions, quitte à ce qu’elles soient redéployées sur les budgets de fonctionnement.

Contactez l’administration

N’hésitez pas à contacter le ou les référents de l’administration qui vous a octroyé des subventions, afin de connaitre la position de cette dernière .

Proposez une alternative : report des dates, nouveau projet , … démontrez votre bonne foi.

Pour ce faire, faites le point avec votre équipe, et travaillez sur les suites à donner au projet concerné. L’idéal est de le reprogrammer, en modulant quelques conditions. Votre capacité d’adaptation rassurera les partenaires, et augmentera votre crédibilité.

Mon association est en difficulté, que faire ?

Il est possible de faire une demande de prêt auprès de votre banque dans le cadre du Dispositif PGE .

Voici une fiche pour vous aider à faire le calcul du CA dans le cadre d’une association.

Votre délégué départemental à la vie associative est disponible pour répondre à toutes vos questions.

Les projets portés et accompagnés par Evasion font, pour la plupart, l’objet d’un report de dates concernant certaines interventions, et de modifications substantielles.

Photo by youssef naddam on Unsplash

D’autres associations partenaires ont pu modifier leurs méthodes d’intervention en proposant des activités à distance à leurs adhérents.

Leurs équipes ont fait preuve de beaucoup d’inventivité pour maintenir le lien avec les publics habituellement accueillis, comme le centre social ACOLJAQ de la Madeleine.

A titre d’information, le Mouvement Associatif a effectué des analyses sur les effets de la crise du COVID sur le monde associatif, qui a su, malgré tout, garder une lien avec ses adhérents et publics.

Bon courage à tous pour la reprise,

Prenez soin de vous

Le FDVA

Le Fond pour le développement de la Vie Associative est un dispositif qui permet de développer les projets de formation des bénévoles , le fonctionnement d’une association et /ou les projets innovants.

Il existe depuis décembre 2011, se substituant au FNDVA.

Comment ça fonctionne ?

Ce dispositif s’adresse plutôt aux petites et moyennes associations. Il est départemental, vous devrez donc vous adresser au département dont vous dépendez pour répondre à l’appel à projet.

Quand répondre à l’appel à projet ?

De façon générale, les appels à projet doivent être rendus en février ou mars, selon votre département.

Retrouvez les dates limites de dépôt des dossiers ici

Comment répondre à l’appel à projet ?

De plus en plus d’infrastructures exigent que les associations passent par des plateformes, afin de déposer des demandes de subvention ou pour émettre des facture en direction des infrastructures de l’Etat.

En outre, les démarches officielles et administratives ( déclaration, modifications, dissolution…) concernant votre association peuvent être effectuées via une plateforme, ce qui est un gain de temps considérable.

Nous vous conseillons vivement de créer votre compte association sur la plateforme des associations créée par l’Etat que vous pouvez retrouver ici

Ce compte est obligatoire pour effectuer la demande de Fond de Promotion de la Vie Associative. 

Pourquoi faire cette demande de subvention ?

Les petites associations sont les grandes oubliées des dispositifs : elles n’ont pas les ressources humaines et logistiques pour mettre en place de nombreux projets, et elles sont moins visible. Par conséquent, elles sont considérées comme étant moins efficaces sur le terrain, que d’autres associations plus importantes et plus visibles… et souvent subventionnées à outrance.

Pourtant, nombre d’associations locales participent activement à la vie de la cité et permettent aux citoyens de profiter de leurs actions. Que ce soit la petite association d’habitants qui organise un vide grenier mensuel, à l’association de parents qui propose des animations pour financer des sorties culturelles, ces petites associations ont une utilité sociale non négligeable.

Pourtant, nombre d’entre elles ne subsistent que grâce aux adhésions de leurs adhérents, aux prestations qu’elles proposent ainsi qu’aux bénévoles qui offrent leur temps et leurs moyens ( logistiques mais aussi financiers) pour mettre en oeuvre le projet associatif.

Si vous êtes bénévoles dans une petite asso, vous savez de quoi je parle…

Toutes les associations ont des frais de fonctionnement : abonnement internet, téléphone portable, matériel informatique, frais de déplacement, frais d’envoi, ramettes de papier… Les sommes peuvent vite s’amonceler…

Aussi, faire une demande de subvention dans le cadre du FDVA permet de couvrir une partie de ces frais, et alléger la part des charges de fonctionnement qui peut peser sur les généreux bénévoles.

Cela peut permettre de donner un coup de pouce à un projet innovant, par exemple pour prendre en charge la partie administrative ou communication du projet, ou encore l’achat de matériel pédagogique/didactique .

Alors tentez votre chance …

Préparez vos documents administratifs ( SIRENE, Déclaration au JOAF, numéro de déclaration RNA, liste des administrateurs, statuts signés et datés par deux membres du bureau, RIB) et lancez vous!

Et vous, quels sont les appels à projet auxquels vous répondez?

Pensez vous que les demandes de subvention en ligne sont une bonne chose ?

Projet de coopération internationale : coopérer sereinement

Groupe

Depuis quelques années, Evasion accompagne des groupes de jeunes dans des projets de coopération internationale, notamment en Algérie et au Sénégal.

En décembre 2019, «  un puits pour le Sénégal » est mis en oeuvre , après plusieurs mois de mobilisation. 

Toutefois, se lancer dans un tel projet requiert pugnacité et réelle volonté de voir aboutir le projet.

On vous explique tout ici…

Une idée, aussi noble soit-elle, n’est pas toujours réalisable. 

Vous souhaitez mettre en place un projet de collaboration avec une association située dans un autre pays. Que ce soit sur les thèmes de l’Education,  de la santé  ou encore du développement durable, il est nécessaire de vérifier certains points indispensables à la faisabilité de ce projet. 

Pertinence, efficacité, efficience, Impact et durabilité

La pertinence: 

Elle se définit par l’adéquation des objectifs et des action entreprises afin de répondre aux besoins prioritaires. 

Elle correspond à un moment T de la situation donnée. IL faut être sur que l’action réponde aux besoins de la population. Cette analyse des besoins doit être effectuée avec le partenaire local. 

L’efficacité: 

L’efficacité se définie comme la relation entre les objectifs fixés et les résultats obtenus. L objectif est d’atteindre les objectifs que l’on s’est fixé.

C’est la relation entre les résultats obtenus et les couts/les ressources mis en oeuvre pour y parvenir. 

L’efficience : 

Le taux d’efficience permet d’évaluer à quel prix certains résultats ont été atteints, et de vérifier si cEt investissements ( en cout et en temps) est adapté aux bénéfices obtenus. 

Efficience =  Investissement  économique adéquat  > Résultats/bénéfices considérables

Impact : 

L’impact montre les effets à plus ou moins longs termes du projet : évaluation des effets du projet sur le contexte tels que les bénéficiaires, les équilibres locaux etc…

La durabilité

C’est la capacité des résultats positifs à se prolonger au delà des limites de temps effectives. On vérifie alors que le projet a les capacité de d’agir dans le temps indépendamment de l’ONG et des partenaires locaux. Il existe plusieurs type de durabilité à évaluer : 

Economique :

Quels sont les revenus générés, depuis quand est ce autonome ?

socio-culturelle : 

Comment les changement socio-culturels sont acceptés par les bénéficiaires, depuis quand n’y a t-il pas de conflits sociaux ou culturels ? 

Environnementale : 

Quels sont les effets positifs ( ou neutres) sur l’environnement? Les ressources sont elles générées de façon équitable et prudente ? 

Institutionnelle : 

Quels sont les changements générés par le projet et contrôlés par les partenaires locaux ?  : gestion du projet sur le plan administratif et institutionnel, 

Quelles est la capacité des bénéficiaires de gérer le matériel ou la structure et de garantir sa maintenance?

Quel est le niveau de participation et d’acceptation de l’autorité publique du projet ? 

Etre motivé sur le long terme est épuisant …

Vous êtes aux prémisses du projet, plein d’entrain, d’idées et de volonté.  Prêts à franchir monts et vallées pour arriver à vos objectifs, personne ne vous arrêtera !

Mais il y a… le groupe…

Avec son fonctionnement imparfait,  le groupe connaît une remise en cause régulière de l’intérêt de chaque individu dans ce projet commun. C’est un fait : dans chaque groupe composé, figure un ou des leaders et une majorité de suiveurs, qui exécutent plus qu’ils ne décident réellement ( certes , ils votent pour des propositions, mais élaborent rarement les stratégies à suivre pour le projet). 

Cette instabilité constante ne permet pas de se reposer à 100% sur l’ensemble du groupe. C’est ainsi que l’on constate systématiquement des abandons en cours de projet, ou des participations irrégulières de ses membres, mis à part des membres directeurs. 

Si vous faites partie des membres leaders, attendez vous à ces fluctuations et acceptez les ; il faudra aussi les anticiper autant que faire se peut, en questionnant régulièrement la disponibilité des membres du groupe et leur volonté de participer ou pas à certaines parties du projet. 

  • Qui souhaite partir et qui ne le veut ou ne le peut pas ? 
  • Qui peut donner de son temps pour des actions d’autofinancement? 
  • Qui peut donner de son temps pour les actions administratives ou de communication? 

Ces questions sont importantes, car elles permettent de mieux répartir les tâches entre les membres d’un groupe projet. En effet, tout le monde n’a pas les mêmes aspirations, les mêmes envies ou besoins d’investissement personnel.

C’est pourquoi en faire l’évaluation régulière est nécessaire pour le bon déroulement du projet. 

Se faire accompagner est indispensable 

Evasion est une association dont les membres croient à la mutualisation des compétences. C’est d’autant plus nécessaire lors d’un projet de coopération internationale. 

En effet, il est important de lister les partenaires potentiels qui pourraient soutenir cette action. 

Cela concerne les partenaires qui ont une connaissance objective du pays avec lequel vous allez collaborer, qui en connaissent les us et coutumes, mais aussi l’état économique ou géo politique. Cela facilitera d’autant plus la communication avec la structure étrangère, et les éventuelles transactions. 

N’hésitez pas à contacter des associations du pays concerné, situées en France. 

Adressez vous aux associations qui ont l’habitude d‘accompagner ce type de projet  mais aussi aux associations qui ont déjà accompagné ce type de projet. 

Trouver des financements hors subventions d’Etat. 

Les temps sont durs, même pour les projets de coopération internationale. 

A titre d’exemple, et malgré un accompagnement systématique de notre projet par un partenaire habilité, Evasion n’a obtenu qu’une subvention pour un projet sur les 4 mis en oeuvre…

Pour palier à ce manque important de financement, il a fallut réécrire le projet, réduire les coûts, trouver d’autres sources de revenus, et souvent, demander une prise en charge du coût du transport par les bénévoles eux mêmes. 

Cela entraine un impact non négligeable sur la motivation du groupe, notamment lorsqu’après plusieurs heures de rédaction projet, de réunions avec divers acteurs et d’actions d’autofinancement, on vous notifie du refus pur et simple de la demande de subvention. 

Anticipez la possibilité importante de ne pas être subventionnés. Posez vous la question, dès le départ, de savoir si vous continuerez le projet ou non, si oui avec quelles conditions, et si non, que ferez vous des fonds déjà récoltés pour le projet ? 

Communiquez un maximum avec votre partenaire étranger

Car celui ci est et doit rester un PARTENAIRE ACTIF du projet, et non être en position d’assistanat. 

Pour cela, instaurez dès le début des règles simples  sous forme de convention bipartite : 

  • Chaque partenaire doit contribuer au projet financièrement ou en nature, à hauteur de ses moyens.
  •   Le partenaire étranger s’engage à fournir toutes les pièces administratives indispensables à la constitution des dossiers  
  • Il s’engage à effectuer toutes les demandes officielles nécessaires auprès des différentes autorités,  afin de satisfaire au bon déroulement du projet sur le territoire concerné
  • Le partenaire étranger s’engage à participer activement au projet, que ce soit au travers la participation de ses adhérents, bénévoles, apprenants, professionnels, ou au travers la gestion matériel et logistique du projet une fois sur place.

Imposez des communications régulières avec la structure partenaire, via internet ou le téléphone. 

La transmission des informations est essentielle au bon déroulement du projet. Elle permet d’avoir une première compréhension du fonctionnement de chaque partie et permet d’établir une relation de confiance.

Si vous sentez que votre partenaire n’est pas fiable, stoppez le projet ! 

Sachez évaluer les risques et vous adapter

Ne prenez pas de risques inutiles. Rappelez vous que vous n’êtes pas les seuls à proposer des projets similaires dans ce pays… 

Si l’expérience d’un projet de coopération internationale peut être enrichissante, elle peut vite devenir  l’objet de frustrations et parfois de mise en danger inutile, à l’instar de ces jeunes Belges qui ont dues être rapatriées du Maroc par exemple. 

Soyez capables de revoir votre copie à chaque étape du projet, adaptez vous ou adaptez le dans la mesure du possible.

Pour cela, imposez vous des limites à ne pas franchir, dès le début du processus : quel coût maximum  ? Quelle nombre de personnes minimum ? Quel planning ? Quels partenaires indispensables, importants, non nécessaires ? 

Soyez flexibles mais intransigeants sur les questions de sécurité et de coût. 

Pour vous aider à mieux cerner les tenants et aboutissants de la coopération internationale, nous vous invitons à visiter le site platforma.

eau
eau

Nous souhaitons au groupe de coopération internationale 2019 Franco- Sénégalais,  de profiter de ces moments de partages et d’échanges qui auront lieu les deux dernières semaines de décembre 2019. 

Retrouvez l’action sur notre page Instagram à partir du 23 décembre 2019 !

YALLAH !

PRO BONO

PRO BONO ?

Non, je n’ai pas écrit Bonobo…relis bien la phrase… 

Activité : Pro bono

Engagement de volontaires qui donnent du sens à leur activité en s’impliquant dans des initiatives d’intérêt général à titre gracieux

En gros, t’es bénévole…( mais pourquoi y’a toujours quelqu’un pour inventer des expressions douteuses !? Le geek quoi!!)

Etre bénévole, c’est consacrer du temps libre, à titre gracieux, pour accompagner une action dans une structure.

D’après les études, 1 français sur 4 s’est engagé au moins une fois dans sa vie dans une activité bénévole. 

Cet engagement évolue depuis quelques années, avec un bénévolat qui tend à se focaliser sur des actions ponctuelles. 


photo  de jeunes bénévoles en Roumanie par  
@c_tohatan

Le bénévolat en France : état des lieux 

Une nouvelle étude concernant un état des lieux du bénévolat en France a été publiée par Recherches et Solidarité. 

Nous vous invitons à lire cette dernière, (ou à lire un résumé en image de cette étude très intéressante) . Elle permet de comprendre en partie l’évolution des pratiques bénévoles, mais aussi des attentes et des causes possibles qui freinent le développement de l’engagement bénévole en France. 

Assez peu développé dans notre pays, ce bénévolat est pourtant essentiel , notamment avec la professionnalisation des domaines dans lesquels oeuvrent les associations. Cela engendrant des processus complexes en termes d’organisation, de communication ou encore d’innovation dans les pratiques. 

Etre bénévole, c’est proposer SES compétences pour le bien d’une action.

Etre bénévole permet de partager son temps et ses compétences, qu’elles soient de l’ordre du savoir, du savoir faire ou du savoir-être

Aussi de plus en plus d’associations recherchent des bénévoles experts dans un domaine particulier, pour des actions de courte durée.

Tout comme les bénévoles, les besoins des associations évoluent . En effet, elles ont toujours besoin de petites mains pour des actions simples? Aussi, les associations tentent de trouver des compétences spécifiques ( comptabilité, communication…). 

A l’heure de la communication à outrance, de plus en plus de compétences dans les domaines de la digitalisation ou  de la communication digitale sont recherchées.

Que ce soit pour aider à la maintenance d’un site internet, animer un atelier sur comment utiliser word, ou encore développer une application , les associations sont de plus en plus demandeuses de ce type de potentiels. 

Enfin, le bénévolat de compétences implique… le développement de réseau. 

Un bénévole est une nouvelle « ancre » pour développer une nouvelle ligne de réseau…et de potentiels partenariats.


Le bénévolat : un réservoir de compétences

Soft skills, hard skills, des expressions anglaises qui ne vous évoquent peut être pas grand chose. Pourtant elles sont à la mode dans les entreprises comme dans les associations. On ne jure plus que par la compétences, découlant de l’idée que l’être humain est une ressource.

Savoir faire et savoir être, sont deux des piliers de LA Compétence, avec un grand C. Il en manque une… la connaissance, ou savoirs théoriques. 

Quel que soit votre profil, vous avez des compétences. Vous êtes une ressource de choix pour les associations. Oui, vous avez de la valeur ! Alors, allez-y !  Proposez vos compétences aux petites asso ! Elles seront d’autant plus reconnaissantes que plus on est petit, moins on est financé…

ENCART PAS PUBLICITAIRE

Grosse asso —> gros financements, gros salaires, intervenants bien payés, mais activités pas toujours efficientes… beaucoup de bruit et de vagues et pas grand chose de concret au vu des sommes coquettes engrangées…

Petites asso —> pas un cent, des actions optimisées pour être efficaces afin d’éviter la dispersion des petits moyens qu’ils soient financiers, matériels ou humains, et très souvent, subventions à l’arrachée, (puisqu’elles récupèrent « les miettes » des grosses structures qui ont souvent les appuis politiques pour signer des agréments leur accordants des subventions importantes quasi automatiques). 

Non, on ne vise personne en particulier… mais on vous laisse le choix de creuser la question de ces grosses machines à engranger de l’argent public… et les dons …


Développées lors de vos activités professionnelles ou de loisirs, les compétences sont des savoirs que vous pouvez partager au travers un engagement bénévole. 

Mais pas que…

D’autre part, s’engager signifie aussi acquérir de nouvelles compétences, comme comprendre le fonctionnement d’une association, travailler en groupe ou en réseau, apprendre à animer des ateliers etc… 

Vous l’aurez compris, être bénévole, ce n’est pas seulement nettoyer les déchets après un évènement festif ou distribuer des bonbons, mais c’est un ensemble de compétences que vous mobilisez et que vous acquerrez au fur et à mesure de vos actions. 

En outre, ces compétences peuvent être valorisées sur le marché du travail ; en effet, il existe un livret de compétences du bénévole qui permet de recenser les expériences et de mettre en avant les actions et les compétences acquises durant ces actions bénévoles ( nous en reparlerons ultérieurement).

Enfin, vous pouvez bénéficier de crédits de formation en fonction de la durée de votre engagement bénévole et du type d’association dans laquelle vous vous impliquez. Vous pouvez retrouver des informations sur le CPF en cliquant sur ce lien.

Pour terminer, être bénévole, c’est s’engager pour une cause ou une action, rencontrer des gens… c’est surtout une action SOCIALE au sens étymologique (1) du terme ,c’est à dire PARTAGEE.

Et vous, êtes vous bénévole ? Qu’est ce qui vous motive ? 

(1) : socius en latin… ben oui je sors ma confiture de fraises… 2 ans de latin au collège, il faut bien que ça serve un peu…

Comment élaborer un projet associatif pour une association loi 1901 ? les clefs pour vous accompagner dans cette démarche.

Le projet associatif

Le projet associatif est la feuille de route de votre association. Il définit quel est votre champ d’action, vos valeurs, vos objectifs généraux et aussi opérationnels.

Cet article a pour objectif de vous aider à élaborer votre projet associatif, à l’écrire et à vous y référer lorsque vous aurez un doute sur une action à mener.

La méthode de l’entonnoir

Cette méthode est LA méthode la plus efficace lorsque vous vous retrouvez un peu perdu dans le fil des opérations.

Votre objet : votre objectif général

Tout d’abord, quel est l’objectif général de votre association ? Quel est l’intérêt commun qui vous lie ? Quelles sont les valeurs que vous souhaitez mettre en oeuvre ?

Est ce un public particulier ? Un lieu ? Une ou des activités ? Une envie d’agir dans un domaine spécifique ( sport, accompagnement, conseil) ?

Cet objectif c’est aussi l’objet de l’association qui est ou sera enregistré auprès du greffe des associations.

A partir de cet objectif vous allez pouvoir définir :

  • Votre public
  • Votre/vos lieu(x) d’intervention
  • Les moyens
  • Vos actions/prestations/services
  • Vos objectifs opérationnels

Qui souhaitez vous toucher au travers vos actions ?

Est ce un public lambda, de type de 00 à 99 ans et plus, sans restriction aucune ?

Est ce un public plus ciblé : des enfants, des adultes, des séniors, des sportifs, ou des artisans , les résidents d’un quartier … ?

Tout est possible. Toutefois il faut bien comprendre qu’une association est un regroupement de personnes ayant un intérêt commun. Par conséquent, il est important de définir quel est cet intérêt. Ce dernier définira automatiquement le type de public auquel vous vous adresserez. Plus cet intérêt commun sera ciblé, plus votre public potentiel sera réduit.

Par exemple, vous souhaitez créer une association en direction des personnes pratiquant le tricot.

Une fois votre public cible définit, vous allez identifier votre champ d’action géographique . Vos actions habituelles seront elles proposées localement?Si tel est le cas, définissez la notion de local : est ce réduit à un quartier, à une ville, une métropole, une région, un pays ?

Revenons ici sur le club de tricot : vous souhaitez réunir les personnes intéressées par cette activités. La plupart du temps, pour de telle activités, les associations s’adressent à la population locale, du quartier, de la commune ou au maximum, des communes avoisinantes.

Que proposez vous ?

C’est la raison pour laquelle vous avez créé cette association.

Normalement, cette partie est relativement aisée à compléter. Malgré tout, il est important de rester assez « évasif » dans cette partie de la rédaction afin de ne pas restreindre les possibilités d’action.

Par exemple, une association de parents d’élèves pourra écrire : « proposer des projets en direction des élèves de l’école XXX » . Cela reste assez général et permet de proposer aussi bien des sorties culturelles , que des actions d’autofinancements afin de financer l’achat de matériel scolaire. Si vous écrivez : « proposer des projets éducatifs en direction des élèves de l’école XXX », vous réduirez de fait votre champ d’action aux seuls projets éducatifs. Sans compter que cela peut générer des conflits avec l’équipe pédagogique de l’établissement concerné.

Listez ce que vous proposerez, et faites un résumé simple en une seule phrase.

Gardez en tête que le projet associatif doit être général. 

C’est en quelque sorte la voie principale permettant de gérer au mieux vos futures actions. Ces projets spécifiques sont des itinéraires alternatifs, et feront l’objet de dossiers spécifiques, avec des objectifs généraux et opérationnels spécifiques.

Pourquoi proposez vous ce projet ?

Vous avez défini votre public, le territoire d’intervention et ce que vous souhaitez mettre en place.

Mais au fait… à quels besoins répondent ces actions ?

  • Est ce pour proposer des activités sportives accessibles à tous ?
  • Ou pour accompagner les personnes dans leurs démarches de recherche de formation?
  • Ou encore pour générer une dynamique de quartier pour en améliorer les conditions de vie ?

Réfléchissez bien à la façon dont vous allez formuler cette dernière partie. En effet, elle peut être particulièrement laborieuse. Il est important de faire un diagnostic des besoins si l’on veut que le projet se concrétise.

Quels sont les offres actuelles dans le domaine que vous proposez et sur le territoire qui vous concerne ? ( quels sont les autres associations ou les entreprises de prestations de service existantes ? Que proposez vous en plus ? Qu’est ce qui fait votre plus value ? )

Quel est la typologie du public que vous souhaitez accueillir dans votre association ? Quelles sont leurs attentes, leurs exigences, leurs capacités d’implication ? Attendez vous une implication active des adhérents au sein de votre association ? (Les sollicitez vous régulièrement pour participer aux réunions de travail, ou demandez vous à vos adhérents de confectionner des gâteaux ou de tenir des stands ? )

Quels sont vos moyens ?

Agir c’est bien. Mais pour agir, il est indispensable d’avoir quelques moyens. Quels sont-ils ?

  • Humains : bénévoles, réseau, adhérents., personnes ressources : compétences/connaissance/réseau particulier ( par exemple, si c’est une association proposant des cours de yoga, vous devrez être en capacité de proposer des prestations données par une personne formée au yoga) .
  • Logistiques : locaux, matériel divers tel qu’ordinateur, connexion internet, téléphone, adresse mail, compte bancaire, salle de sport etc…
  • Financiers : quelles sont les principales ressources de l’association ? Subventions, adhésions, dons, actions d’autofinancement, prestations, licences…

Faites le lien entre votre objectif général et les moyens et compétences que vous proposez. Cela vous permettra déjà d’évaluer la faisabilité de votre projet.

Il existe de nombreux conseils concernant la rédaction du projet associatif sur le web, mais souvent lié à des entreprises de prestations de services ( business is business…)

Aussi, nous avons fouillé un peu sur internet et nous vous invitons à utiliser le dossier réalisé par le Service de la Vie Associative des Bouches du Rhône.

Enfin, vous pouvez trouver d’autres conseils sur internet. N’hésitez pas à les consulter ! En voici quelques uns.

Avez vous des difficultés à rédiger votre projet associatif ? Comment vous êtes vous organisés pour rédiger ce document commun ?

Le projet de coopération internationale

Dessin homonymes international
Homonymes international
Coopération

L’association Evasion accompagne des groupes de jeunes ( 16/25 ans) dans le cadre de projets de coopération internationale depuis 2014.

Pourquoi, comment et avec qui ? On vous explique tout ici…

Evasion travaille avec de nombreux partenaires. En premier lieu, l’association proposait des animations dans le cadre des quartiers d’été, ou de la prévention sécurité routière auprès des publics jeunes de la métropole Lilloise. C’est ainsi que ce sont lié des partenariats productifs avec les acteurs locaux.

En effet, l’un des objectif d’Evasion est d’accompagner les projets des jeunes, en leur permettant d’accéder à des méthodes et un réseau, et ainsi créer une dynamique projet motivante. Les administrateurs de l’association sont intimement convaincus que le potentiel individuel est multiplié dès lors qu’il est sollicité dans le cadre d’action commune.

L’objectif premier d’accompagner ce type de projet, était de mettre en avant les capacités individuelles de jeunes personnes, et de les conforter dans leurs capacités à travailler sur un projet commun.

Un premier projet en 2014

Notion de projet en image

L’envie de mettre en place un projet avec l’Algérie est né après quelques séances de travail. Les jeunes étaient motivés pour travailler sur un projet de coopération internationale sur un thème qu’ils maitrisaient : l’animation et le sport. Aussi, ils furent mis en relation avec une association de la ville de Skikda, en Algérie : Bariq21.

Bariq 21 est une association qui travaille sur les questions du développement durable et l’écologie. Elle sollicite les jeunes et se mobilise afin de défendre et de protéger l’environnement.

A priori… rien en commun entre les jeunes des deux rives… et pourtant…

La coopération en marche

Si les jeunes français étaient compétents en matière d’animation d’ateliers sportifs, ils n’avaient aucunes compétences en termes de développement durable. En outre, les jeunes Algériens, compétents en développement durable, ne savaient pas comment sensibiliser, au travers des animations, la population locale.

Les jeunes des deux rives commencèrent donc à travailler sur un projet avec l’objectif de sensibiliser la population à l’importance de la préservation de l’environnement.

Ainsi, le projet les quartiers d’été a été mis en place à Skikda, avec des ateliers sportifs ( parcours vélo par ex) et la création d’outil de sensibilisation à l’environnement.

De plus, les jeunes français ont utilisé une partie du budget , récolté durant des actions d’auto financement, afin d’acheter du matériel scolaire sur place. Ils l’ont redistribué aux enfants d’une école primaire de Skikda.

Ce projet de coopération internationale, intitulé « Regards croisés sur l’Algérie » fût un succès puisque les objectifs opérationnels étaient tous atteints . De même ,la valorisation des jeunes participants à ce projet a permis le renouveau d’une confiance en leurs capacités. Cela les a motivé dans leurs démarches. La plupart ont utilisé positivement cette expérience de projet dans le cadre de leur projet personnel.

Un outil de valorisation des participants

Evasion, qui voit dans ce projet de coopération internationale, un outil de mobilisation formidable en direction des jeunes. Depuis, Evasion répond aux demandes d’accompagnement de projet de coopération internationale.

Aussi, Evasion accompagne les jeunes tout au long du processus, et sur le lieu des actions prévues. En effet, les jeunes sont accompagnés sur les sites étrangers , par des professionnels rodés à ce type de projet.

Parfois, les projets se concrétisent autrement : en 2019, l’interruption d’un partenariat pour problèmes internes a entrainé le reversement des fonds récoltés à un autre projet de collaboration internationale. Ainsi, un dispensaire a été réhabilité au Sénégal, grâce aux fonds du projet 2019.

Un puits pour le Sénégal

En 2018, le premier projet un puits pour le Sénégal a vu le jour, grâce à un groupe franco-sénégalais. Ce projet a permis la construction d’un puits , ainsi que la création d’un outil de prévention sur le thème des accidents domestiques. En effet, ces accidents sont un fléau dans les villages. Créée par les jeunes des deux pays, une vidéo sensibilise aux dangers rencontrés par les enfants à l’intérieur de leur propre maison, dans les associations et les dispensaires locaux

En 2019, des jeunes de France et du Sénégal se mobilisent dans un nouveau projet de construction d’un puit. Ce projet est mené en parallèle d’un projet de création d’un support de sensibilisation à la gestion quotidienne de l’eau.

En effet, l’accès à l’eau potable dans certaines partie du Sénégal, reste difficile et précaire. Si les infrastructures se développent doucement, de nombreuses familles n’ont pas accès à l’eau courante. Elles ont peu d’espoir d’y avoir accès avant de nombreuses années. Aussi, il est essentiel de promouvoir l’accès à l’eau potable.

Cela a un impact non négligeable sur la vie quotidienne des personnes ayant accès à l’eau près de chez elles.

Au delà du confort apporté, et du temps gagné , cela permet d’améliorer les possibilités de scolarisation des enfants , qui n’ont plus à faire des allers retours incessants entre les points d’eau potable et leur lieu de vie.

Des actions d’auto financement

Dans le cadre de ce projet de coopération internationale, Evasion propose un vide-grenier solidaire le dimanche 10 novembre 2019. Tous les bénéfices seront reversés pour le projet en cours.

Ce projet ne reçoit aucune subvention publique et dépend de la capacité de mobilisation des jeunes . D’autre part, des sollicitations auprès de mécènes privés ont lieu . A ce jour, l’entreprise RENOVIO a souhaité soutenir la construction de ce puits .

Si vous souhaitez participer au vide-grenier ou effectuer un don pour ce projet 2019, vous pouvez nous contacter ou visiter notre site internet.

Vous trouverez toutes les information concernant ce vide grenier solidaire sur notre site, en cliquant ci dessous.

Et vous, avez vous déjà participé à un projet de coopération internationale ?

Comprendre l’organisation d’une association

Constituer une association est relativement aisé. Toutefois, en comprendre la structure générale et les fonctions essentielles de certaines instances n’est pas toujours facile.

Nous vous expliquons ici l’organisation générale d’une association loi 1901

Comme un petit dessin vaut toujours mieux qu’un long discours, on vous a fait un petit récapitulatif

Oui, on est trop fort..

Ceci est bien sur une organisation classique. Les statuts permettent de définir les missions de chacun. Aussi, il est essentiel de bien les travailler avec les membres du CA.

Vous pouvez trouver beaucoup de documentation concernant la rédaction des statuts sur internet. Toutefois, de nombreuses entreprises proposent leurs services, en faisant croire que toutes les associations ont absolument besoin de statuts spécifiques et très réglementés. C’est faux. Les petites associations (et même les grandes assos) n’ont pas besoin d’avoir recours à des cabinets d’avocats ou de conseillers juridiques.

Les associations qui deviennent effectivement très importantes ( à l’échelle nationale ou internationale) ont les moyens d’embaucher des personnes dédiées aux questions juridiques. Ne vous laissez pas impressionner par les arguments de vente de ces cabinets privés, qui tentent de vous apeurer en agitant la menace de problèmes futurs si vos statuts ne sont pas extrêmement précis.

Vous pouvez trouvez des trames de travail très correctes et GRATUITES sur les sites suivants :

Prévoyez quelques réunions afin de travailler sur ces statuts. Il sont essentiels au bon fonctionnement de l’association. N’oubliez pas de les dater et signer, et de les envoyer à la préfecture.

Il faut aussi les ARCHIVER au bon endroit car ils vous seront systématiquement réclamés pour chaque appel à projet.

Avez vous envisagé un accompagnement pour rédiger vos statuts ? Quelles sont ou ont été vos difficultés dans la rédaction de ces statuts ?

Association loi 1901 : Comprendre le compte de résultat

Les outils comptables de l'association
Récapitulatif des outils comptables principaux pour une association loi 1901

Le compte de résultat n’aura plus de secret pour vous : apprenez à le lire et à le comprendre, afin de gérer au mieux votre association.

Dans la première partie concernant la gestion d’une association loi 1901, nous avions évoqué les différents outils comptables permettant de gérer son association. Aujourd’hui, nous nous penchons en détail sur le compte de résultat. Cela vous permettra d’en comprendre les grandes lignes et l’intérêt de cet outil.

Le compte de résultat : c’est quoi ?

Le compte de résultat (CR ) permet de comprendre si votre association est financièrement viable au cours d’un exercice comptable, c’est à dire sur l’année civile écoulée ( souvent du 1er janvier au 31 décembre).

En outre, cet outil comptable (CR) va montrer si l’association s’est enrichie ou appauvrie entre l ‘exercice précédent (N-1) et l’exercice juste clôs (N) . De plus, il reflète toutes les activités de l’association, au travers la présentation des catégories détaillées.

Bon à savoir

Le compte de résultat reflète le flux de patrimoine et pas le flux de trésorerie.

Que trouve t-on sur le compte de résultat ?

Sur le CR vous retrouverez

  • Les dépenses = les charges
  • Les recettes = les produits
  • La différence entre les charges et les produits = le résultat

Comment comprendre le compte de résultat ?

Il y a quatre parties sur le CR :

Le résultat d’exploitation :

Il regroupe toutes les opérations habituelles de l’association :

  • Produits d’exploitation : vente de ballons, dons, adhésions, prestations de services…
  • Charges d’exploitation : Achat de matériel, encre pour imprimante, abonnement pour un logiciel etc…

Le résultat d’exploitation = Produits d’exploitation – Charges d’exploitation

Compte de résultats

Le résultat d’exploitation permet de vérifier si votre association est stable ou de comprendre si elle ne l’est pas, le cas échéant. En effet, si votre résultat d’exploitation est négatif, il faut vérifier quel est le poste de dépense ( charge) trop élevé ou quel poste produit d’exploitation manque.

Le résultat financier :

Le résultat financier détermine l’ensemble des opérations financières au sein de l’association :

  • Produits financiers : prêts bancaires
  • Charges financières : frais bancaires

Le résultat financier = Produits financiers – charges financières

Compte de résultats partie 2

Cela permet de vérifier si vos frais bancaires sont trop élevés, et les renégocier si nécessaires.

Le résultat exceptionnel :

Comme indiqué, ici se trouve la comptabilité des produits et des charges exceptionnels, tel qu’une subvention exceptionnels, un don exceptionnel, un impôt exceptionnel, ou une amende, ou encore des pénalités de retard…

Le résultat exceptionnel = produits exceptionnel-charges exceptionnelles

tramle compte de résultats partie 3

Le résultat exceptionnel peut agir sur le compte de résultat général et expliquer un éventuel déficit.

Le résultat final :

Il est la synthèse des trois résultats, c’est à dire :

Résultat final = (Produits d’exploitation + Produits financiers+produits exceptionnels) -(Charges d’exploitation + charges financières + charges exceptionnelles)

Le compte de résultat permet d’avoir une vie d’ensemble de la situation.

C’est pourquoi il est essentiel de bien le lire, afin d’identifier les postes de dépenses et de recettes.

Compte de résultats partie 4

Aussi, le compte de résultat peut permettre d’établir une stratégie de gestion, d’orienter les dépenses ou d’impulser des recherches de fonds ( subventions, prestations, auto financement…), pour garantir la stabilité comptable de l’association.

Vous voulez aller plus loin ?

Il existe de nombreuses maisons des associations qui proposent des formations courtes aux bénévoles impliqués dans la gestion d’association(s). Aussi, vous pouvez vous adresser directement à ces structures afin de savoir quelles sont les modalités d’inscription.

Par ailleurs, certaines communes proposent, elles aussi , des formation aux bénévoles. Rapprochez vous du service vie associative de votre ville pour en savoir plus.

Le Contrat d’Engagement Citoyen

Le bénévole : une personne engagée.

Vous êtes bénévole responsable d’association. Saviez vous que vous pouvez enregistrer vos différentes missions en tant que bénévoles et cumuler des droits à la formation ? On vous explique tout ici !

La loi travail du 08 août 2016 prévoit de gratifier les activités bénévoles des citoyens engagés. Ce dispositif permet, sous conditions, de bénéficier de temps de formation supplémentaire, voir même de jour de congés.

Comment ça marche ?

Vous êtes engagés dans :

  • Une association en tant que bénévole administrateur ou responsable, et vous avez consacré 200 heures ou plus dans une ou plusieurs associations durant l’année civile, dans une association loi 1901
  • Un service civique en continu depuis 6 mois sur une ou deux années civiles

Vous faites partie de la réserve militaire opérationnelle

  • Ou encore de la réserve civile de la police nationale
  • Peut- être de la réserve civique et ses réserves thématiques dont celle communale de sécurité civile
  • Ou de la réserve sanitaire

Vous êtes inscrit dans :

  • L’activité de maître d’apprentissage
  • Le volontariat dans les corps de sapeurs-pompiers.

Vous pouvez bénéficier, sous conditions, soit de temps de formation supplémentaire, crédité sur votre compte personnel de formation, soit de jours de congés payés supplémentaires. Concernant cette dernière option, c’est votre employeur qui détermine cette possibilité et ses conditions d’octroi, en fonction de sa politique interne.

A quoi aurez-vous droit ?

Un forfait de 240€ annuel pourra vous être octroyé sur votre Compte Personnalisé de Formation (CPF). Ce crédit est cumulable durant plusieurs années à hauteur maximale de 720€.

Aussi, vous pourrez utiliser ce crédit formation pour une formation professionnelle, une formation bénévole, un bilan de compétences, un accompagnement VAE, formation dans le cadre de votre service civique, ou dans le cadre de votre engagement en tant que sapeur-pompier volontaire…

Comme précisé plus haut, votre employeur peut aussi vous octroyer des congés payés supplémentaires, mais c’est à sa discrétion ou en fonction des accords d’entreprise. Vous ne pouvez donc pas l’imposer à votre employeur.

ATTENTION : il y a des dates spécifiques pour enregistrer et faire valider ces temps de bénévolat par l’association.

Si ces droits peuvent être enregistrés pour les années 2017 et 2018, ces périodes d’enregistrement sont révolues. C’est assez incompréhensible d’ailleurs, puisque ce système de CEC est relativement nouveau.

Pour l’année 2019, il faudra bien vous renseigner dès janvier ou février 2020 pour vérifier les dates d’enregistrement de vos activités au sein de l’association ou des associations dans lesquelles vous vous impliqués.

En effet cette année, les dates d’enregistrement étaient :

  • du 28 février 2019 au 19 mars 2019 pour la période 2017
  • du 21 mars 2019 au 30 juin 2019 pour la période 2019 ( validation de l’asso comprise)

Conditions pour bénéficier de ce crédit de formation supplémentaire :

BON A SAVOIR : les personnes engagées dans un service civique sont automatiquement créditées via leur CPF

Pour les autres, il faut ouvrir un compte bénévole ici

Puis enregistrer vos informations ainsi que les informations concernant l’association dans laquelle vous vous investissez. Pour cela, vous aurez besoin de son numéro de SIRENE et/ou du RNA. Ces numéro sont accessibles ici

Une fois vos démarches effectuées, et si votre association est éligible ( certaines ne le sont pas), l’association recevra une demande de validation de votre fiche bénévole.

Une fois validé, votre compte sera crédité, et vous pourrez soit attendre d’accumuler un peu plus d’heures de formation, soit les utiliser pour vous former.

Connaissiez-vous cette valorisation des activités bénévoles ? Avez-vous des envies de formation ?

Comment gérer son association loi 1901 quand on n’y connait rien ? (Première partie)

Gérer une association peut devenir un case tête pour les personnes qui n’ont jamais touché à la comptabilité, de près ou de loin. 

Nous allons vous expliquer quels sont les outils généralement utilisés pour effectuer la comptabilité d’une association loi 1901

Compte de résultats : un outil détaillé

Le compte de résultats concerne les activités de l’association durant un exercice comptable ( en général, un exercice comptable dure un an, du 1er janvier au 31 décembre). 

Il permet de comprendre si votre association est financièrement viable au cours d’un exercice comptable. 

Le compte de résultat va ainsi montrer si votre association s’est enrichie où appauvrie durant cette période d’un an. En outre, il reflète toutes les activités de l’association car il relate toutes les catégories comptables. 

Ces détails permettent de mieux comprendre les mouvements comptables et de faciliter la prise de décision quant aux orientations comptables à prendre. 

Attention : le compte de résultats ne concerne pas les flux de trésorerie ( le cash disponible) mais les flux de patrimoine ( ce que l’association possède…ou pas).

Sur le compte de résultats, vous trouverez :

  • Les charges qui équivalent aux dépenses
  • Les produits, qui concernent les recettes
  • Le résultat qui est la différence entre les charges et les produits. 

Exemple de compte de résultats :

Compte de résultats
compte de résultats partie 1
Compte de résultats partie 2
Trame du compte de résultats partie 2
compte de résultats partie 3
trame du compte de résultats partie 3
Compte de résultats partie 4
compte de résultats partie 4

Le bilan comptable :  l’historique comptable et le patrimoine de l’association

Le bilan comptable c’est comme une photographie de l’exercice comptable à un point T. Il n’est pas obligatoire mais fortement conseillé, car plébiscité voir obligatoire lorsque vous répondrez à des appels à projets, ou lorsque vous solliciterez des subventions auprès des instances étatiques type CAF, Ministères, Région, Département, Commune. 

Il est fortement conseillé de le faire, ne serait ce que pour plus de transparence… et en cas de contrôle. 

Le bilan comptable montre les actifs ( produits) et les passifs ( charges). 

Aussi, il résume : 

  • Les biens de l’association ( voiture, locaux…)
  • Les factures en attente d’être payées par les clients
  • Les factures en, attente d’être payées vers les fournisseurs
  • Les crédits ou débits sur le compte en banque de l’association

Certaines structures associatives sont obligées de faire un bilan comptable selon le principe de la trame du plan comptable associatif. Vous trouverez la liste ici. (mettre un lien sur un page avec la liste). 

Le bilan comptable doit être équilibré via le résultat, qu’il soit bénéficiaire ou déficitaire. 

Exemple de bilan comptable

Trame d'un bilan comptable association loi 1901
Trame du bilan comptable,; Association loi 1901
Trame bilan comptable partie 2
Trame du bilan comptable pour les association loi 1901

Balance comptable et grand livre comptable : un enregistrement détaillé de tous les mouvements comptables

Le grand livre comptable enregistre tous les mouvements comptables par compte ( ex : adhésion, matériel, dons, subventions) et dates.

Pour une vue d’ensemble moins détaillée, on retrouve la balance comptable générale

La balance générale  est une vue d’ensemble de l’exercice comptable en cours. Elle permet de faire quelques vérification, et doit être équilibrée. 

Exemple de balance comptable : 

Exemple de balance comptable avec les détails débit et le solde débit et les détail crédit avec le solde crédit, par intitulé de compte ( ex fournisseur ou banque ou caisse)

Budget prévisionnel : prévoir pour mettre en oeuvre le projet

Le budget prévisionnel permet de prévoir les charges et les produits afin de mettre en oeuvre les actions nécessaires au bon déroulement du projet.

On y trouve le détail des charges et des produits, ainsi que les parties contributions en nature qui concerne les dons, legs, mise à disposition gratuite et heures de bénévolat.

Il doit être lui aussi équilibré pour être viable

Exemple de budget prévisionnel : 

Trame d'un budget prévisionnel type pour une association loi 1901
Trame de budget prévisionnel type, feuille numéro deux

Maintenant que vous avez une vue d’ensemble des outils utilisés pour la gestion d’une association loi 1901, vous pourrez passer à la prochaine étape qui sera de comprendre le Compte de Résultats d’une association loi 1901.

Les étapes clefs pour créer votre association loi 1901

Vous avez décidé de créer votre association, afin de pouvoir concrétiser votre projet. Pour créer une association* il faut être au moins  2 personnes et être âgé à minima de 16 ans.

*Attention, cela ne concerne pas le cas de l’Alsace. Veuillez vous référer aux textes législatifs sur ce cas particulier.

Pourquoi créer et déclarer son association ? 

La principale raison est que l’association permet d’avoir une existence concrète afin de mettre en oeuvre un projet associatif. Certes, il n’est pas obligatoire de déclarer son association, mais il est fortement conseillé de le faire, notamment pour la recherche de :

  • financements, 
  • legs / prêts de matériel ( notamment les salles municipales, ou le matériel pédagogique),
  • partenariat et le développement de votre réseau.

Une association se crée facilement et demande assez peu d’investissement d’un point de vue administratif ( sauf si vous élaborez une énorme structure qui relèvera alors plus de la gestion d’entreprise…)

Les démarches sont GRATUITES, sauf la publication au JOAFE. Ne vous laissez pas berner par les liens de différentes entreprises qui proposent de tout faire à votre place : cela n’a aucune plus-value !

Vous trouverez ici une série de liens et de conseils pour que votre association voit le jour

Enregistrement en ligne des démarches administratives
Digitalisation des démarches administratives, notamment concernant les associations

Etape 1 : la rédaction des statuts 

Les statuts de l’association sont rédigés par les membres, souvent lors de l’assemblée générale constitutive. 

Ils sont le contrat qui lie les membres de l’association entre eux dans le cadre du statut juridique de l’association loi 1901. 

Ces statuts sont le point de départ préalable à toute déclaration officielle auprès de l’Etat. Ils permettent d’établir le nom, le siège, les conditions d’adhésion ainsi que les conditions de désignation des dirigeants.

Afin de rédiger ces statuts ,une trame obligatoire est à suivre. Néanmoins, vous pouvez y ajouter ce que vous jugez nécessaire pour le bon fonctionnement de votre future association. 

Attention toutefois à ne pas être trop rigide, car cela peut poser des problèmes de gestion, notamment pour la prise de décision… 

Gardez en tête qu’une association c’est d’abord et surtout un groupe qui coopère et mutualise des moyens pour un projet commun

Comment rédiger vos statuts ? 

Vous pouvez retrouver ici une trame classique pour vous aider à rédiger vos statuts.

En cas de besoin, n’hésitez pas à contacter la maison des associations la plus proche de votre domicile, qui vous épaulera pour ces questions administratives.

Si vous n’ êtes pas assez précis dans vos statuts, il faudra faire une Assemblée Générale (AG) pour toute décision importante ne relèvent pas de la gestion générale de l’association,  telle que :

  • La nomination ou révocation d’un dirigeant,
  • l’approbation ou rejet des comptes,
  • la modification des statuts,
  • l’achat ou la vente d’un bien,
  • l’engagement d’une action en justice
  • l’exclusion d’un membre. 

Aussi, si vous décidez de mentionner l’existence d’un conseil d’administration dans les statuts, vous devrez en définir les conditions : comment devenir administrateur, révocation, exclusion…

Bon à savoir :

Les décisions prises par les administrateurs sont entérinées selon les conditions mentionnées sur les statuts ( par exemple au vote à main levé à la majorité relative).

Il en est de même pour l’assemblée générale ordinaire, dont la fréquence et l les missions sont indiquées dans les statuts ( normalement tous les ans). 

Par ailleurs, la désignation des membres dirigeants doit être officiellement enregistrée auprès des instances, avec copie du compte rendu de l ‘AG, photocopie des pièces d’identité des membres

Restez donc vigilants sur ces questions ( par exemple, être à jour de son adhésion est le minimum requis, mais d’autres conditions peuvent être imposées comme l’âge minimum légal).

Etape 2 : Enregistrer l’association

Par souci de gain de temps et d’argent, je vous conseille d’enregistrer votre association en ligne.

Pour faciliter la gestion des échanges avec les divers opérateurs , membres, partenaires, ou administrations, je vous conseille aussi de créer une boite mail au nom de votre association.

Une fois ces informations enregistrées, vos recevrez un récépissé d’enregistrement de l’association ( il faut compter quelques semaines), puis un enregistrement au Répertoire RNA,  ainsi que le numéro  et date de publication au JOAFE ( tout se fait lors de votre enregistrement).

Vous pouvez vous procurer la publication JOAFE  en téléchargeant en ligne la parution ( il faut connaitre le numéro et la date de parution)

Je vous encourage fortement à numériser tous les documents officiels qui concerne votre association et à les enregistrer dans au moins un cloud (celui lié à l’adresse mail de votre association par exemple), et une clef USB. On est JAMAIS trop prudents. 

Le récépissé contient des informations très utiles pour vos futures démarches telles que l’ouverture d’un compte bancaire association, ou la demande d’enregistrement à l’INSEE afin d’obtenir le numéro de SIRET tant convoité par de nombreuses instances gouvernementales.

Idem pour le numéro RNA ( répertoire national des associations) qui vous sera indispensable lors de la demande d’inscription à l’INSEE afin d’obtenir un numéro de SIRET/SIRENE.

Bon à savoir

En cas de changements importants concernant l’association, tel que son nom, son siège, son objet , ses statuts, il est indispensable de faire une assemblée générale EXTRAORDINAIRE afin d’exposer l’objet de ces changements et les soumettre au vote des membres. 

Une déclaration des changements entérinés durant l’Assemblée Générale doit être effectuée auprès des instances de l’Etat ( greffe du tribunal, Préfecture…), sans obligation de publication au journal officiel.

ATTENTION : Une assemblée générale est obligatoire pour : 

  • Demander la reconnaissance d’utilité publique
  • Satisfaire à obligation démocratique de décisions statutaires des les associations titulaires d’un agrément de l’Etat, 
  • statuer sur le devenir des biens lors de la dissolution de l’association en l’absence de dispositions statutaires à ce sujet
  • Approuver les comptes annuels pour les structures soumises à cette obligation. 
  • D’autres spécificité sont évoquées  ici : 

Tous les documents modifiés ( ex les statuts) doivent être signés par deux membres du bureau, datés, et envoyés au greffe. Un courrier précisant la nature des changements ( s’ils sont partiels) doit accompagner cet envoi. 

Etape 3 : Demander un numéro de SIRET/SIRENE à l’INSEE

Ce numéro vous sera indispensable pour effectuer certaines démarches, notamment des appels à projets. Son attribution est entièrement gratuite.

Vous pouvez effectuer cette demande en ligne, en y joignant, pour les associations de la loi 1901 , une copie du récépissé de la dernière déclaration délivré par la préfecture (ou à défaut une copie du dernier extrait paru au Journal officiel)

A venir : Le projet associatif : votre fil d’ariane


Association Evasion : une histoire de projets et de réseau

logo de l'association Evasion
Logo d’Evasion

L’histoire débute en 1996.

L’association Evasion a été créée pour proposer des voyages et des animations au public.

Après quelques années d’existence, cette association s’est éteinte, faute de bénévoles.

Une nouvelle équipe de bénévoles s’est constituée en 2008, pour créer un nouveau projet associatif ..

Ces bénévoles étaient issus des métiers de l’animation, de l’insertion ou de l »éducation. Tous s’étaient rencontrés via le réseau associatif de la Métropole Lilloise, avec un objectif commun : la volonté de travailler autrement.

Dans les structures classiques, il faut coller aux impératifs administratifs et financiers, et s’adresser, souvent, à un public très ciblé. Aussi, les démarches projets sont balisées et peu adaptables aux projets.

Notre projet était de créer une structure support, pour accompagner des projets associatifs et professionnels.

Une sorte de ruche (à projet) associative

Le nouveau projet associatif s’est basé sur l’idée qu’Evasion devienne une structure accompagnant les porteurs de projets dans leurs démarches. Chacun y apporte ses compétences et son réseau, et chacun participe à l’évolution d’un ou de plusieurs projets.


En 2011, Evasion lance le concept de la MDE, une Ruche associative autogérée.

Accueillant des porteurs de projets venant de divers horizons, la MDE permet à ces derniers de tester leur activité avant de se lancer.

Les bénévoles de l’association Evasion étaient motivés et très impliqués pour accompagner chaque porteurs de projet dans leur évolution.

Cours de salsa, ateliers de cosmétiques naturels maison, Permaculture, Tai-Shi, Animation de soirée, théâtre, création de support de prévention, animations de quartier…

Ce projet associatif mettait en oeuvre le concept de mutualisation des moyens.

Des complications administratives ont mis fin à cette aventure en 2013

Le lieu d’accueil de la MDE n’a jamais obtenu l’autorisation d’ouverture au public..lui interdisant de continuer ses diverses activités.

Evasion n’était pas en mesure de supporter les conséquences financières d’un fiasco administratif.

La MDE aura existé durant deux ans…

Nous avons pu vérifier que le concept de la ruche associative était un projet viable.

Il était hors de question de laisser ce projet associatif s’éteindre.

Nous avons pu constater que la mutualisation des moyens et des compétences étaient possibles. Un réseau étendu permettait de renforcer la viabilité des projets, chacun y apportant sa petite pierre…

Rappelez vous ! Nous voulons travailler autrement ! Nous souhaitons nous investir sur des projet viables , élaborés avec et par le réseau…

C’est ainsi que nous avons focalisé les actions sur la prévention : parentalité, prévention santé et sécurité routière, animations…

Pour cela, nous avons sollicité notre réseau, et avons créé de nouveaux liens.


Le réseau est l ‘essence de notre projet.

La synergie des moyens et des compétences sont le ciment de chaque projet mis en oeuvre.

Aujourd’hui, Evasion est reconnue comme :

  • Structure porteuse
  • Coordinatrice de projets
  • Génératrice de réseau

Chaque projet repose sur la structure associative, et sur le réseau.

Grâce à une équipe de bénévoles, Evasion est une structure en perpétuelle évolution, qui s’adapte aux besoins des projets.

Vous voulez nous rejoindre ? Vous voulez plus d’informations ?

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