Coopération internationale (partie 2)

ASC SOWALIE de Dabane

Après deux projets à SKIKDA avec l’association BARIQ21, Evasion a accompagné des jeunes vers des projets de collaboration avec le Sénégal.

Retour sur l’historique des projets Sénégalo-Français.

De la France au Sénégal…

A vrai dire, le Sénégal est, pour la plupart des Français, un pays exotique ,situé quelque part en Afrique.

Ce vaste continent est assez mal connu des Français, malgré l’histoire coloniale de la France. Mais il est aussi essentiel de rappeler que cette Histoire est le fait de riches marchands et de manipulations politiques, que la majeure partie de la population française ignorait ( et ignore) alors, autant occupée à sa propre survie que pouvaient l’être les habitants de ces pays lointains.

Aujourd’hui, peu d’entre nous sont d’ailleurs capable de situer exactement le Sénégal, niché à l’ouest de de l’Afrique entre la Mauritanie, Le Mali, La Guinée et la Guinée-Bissau.

Comment en vient-on à accompagner un projet avec des partenaires Sénégalais ?

Si le lien entre l’Algérie et les jeunes Roubaisiens ( dont les origines sont souvent Maghrébines) découlent naturellement, s’interroger sur l’arrivée du Sénégal dans l’axe coopération est tout autant légitime ; En effet, aucun des jeunes accompagnés n’a de parents Sénégalais, et aucun ne connaissait ce pays .

En 2016/2017, c’est la rencontre avec l’administrateur d’une association, située au Sénégal, et des jeunes du collectif coopération internationale, qui a impulsé ce nouveau projet.

Quoi de mieux que de conter sa vie, de partager sa culture, de discuter , pour générer des envies de projet ?

Ainsi, après avoir rencontré AD4S, les jeunes ont souhaité travailler sur un projet avec des jeunes du Sénégal.

Notre partenaire AD4S , a facilité les premières connexions avec le Sénégal.

Tivaouane Peulh, Sénégal

En collaboration avec les habitants d’un quartier de la ville, un premier puits a été creusé a Tivaouane Peulh ; des activités avec les enfants ont été proposées.

De même, le groupe de jeunes a pu partager des moments de chantier ; ainsi que des moments culturels : lac rose, Dakar, ou l’île de Gorée.

Enfin, les habitants accueillent les jeunes, qui sont logés et partagent les repas avec ces derniers.

Le début d’une belle collaboration

Avant tout, les jeunes volontaires sont épaulés dans les chantiers, avec la supervision d’un puisatier professionnel.

Aussi, les jeunes aident au transport des matières premières sur le chantier, et apprennent à élaborer un puits, depuis le traçage de ce dernier, au creusement du sol, en passant par la construction des buses nécessaires à la sécurisation de ce dernier.

Concernant les financements, ils proviennent principalement des actions d’autofinancement, des fonds propres, mais aussi des subventions parfois accordées lors des appels à projet dans le cadre du dispositif VVSI.

En 2018, un nouveau puits et des fournitures scolaires ont fait partie d’un projet à Kaolak, plus au Sud du pays

Kaolak

En 2019, le projet de coopération internationale s’est déplacé à proximité de Tivaouane Peulh, précisément à Keur ndiaye lo, pour générer un projet similaire. Le projet était la construction d’un puits et d’une action de sensibilisation auprès des enfants et des familles sur les dangers domestiques.

En effet, les accidents domestiques sont un véritable fléau dans ce pays, particulièrement sur les enfants. Les enfants de Ndiaye Lo ont élaboré une pièce de théâtre, suivie d’une vidéo sur cette thématique. Les associations et les écoles environnantes utilisent cette vidéo, pour sensibiliser à cette question.

Samkedji et Dabane, deux projets en parallèle, pour faire un pied de nez à SARS-COV2
Samkedji ou Semmketch, Sénégal

Fin 2019, le groupe de jeunes du projet 2019 s’est arrêté, au hasard de sa découverte du pays, dans un village situé dans la province de Diass : Samkedji (ou Seemmketch). Les jeunes ont pu échanger avec les femmes du village et des jeunes de l’association de Samkedji. Les femmes leur ont exposé leur envie de création d’une activité de maraîchage, afin qu’elles puissent générer leurs propres revenus.

Lors de ce séjour, la rencontre avec l’association SOWALI du village de Dabane, a permis d’exposer le projet de réhabilitation de l’école et aussi de dé- salinisation des sols.

Dabane, village situé à 30km de Kaolak

Puis… 2020 s’est vue plombée par une onde de choc mondiale autour d’un virus qui changerait nos vies pour quelques années…

Pourtant, le groupe de volontaires autour de l’axe coopération internationale a continué de travailler ensemble, dans l’espoir de pouvoir lancer le projet dès que la situation sanitaire le permettrait.

On avance, quoiqu’il en coûte… 😉

Aussi, l’année 2020 a permis de travailler sur le fond et la forme des projets, de bien creuser certains sujets tels que l’environnement, les aspects sociaux et économiques du pays, mais aussi de rencontrer des acteurs importants dans le domaine de la coopération internationale, tels que ICD AFRIQUE, les CEMEA ou encore LIANES COOPERATION.

Tout au long de l’année 2020, les associations porteuses ont oeuvré avec les jeunes afin de faciliter le travail de collaboration.

Malgré tout, le projet de réhabilitation d’un dispensaire de santé, qui avait débuté en 2016, mais à l’arrêt faute de moyens, a pu reprendre grâce à la mobilisation des élèves du collège Sainte Marie de Roubaix, qui se sont mobilisés sur des actions d’auto-financement en 2019/2020, et qui ont décidé de mettre l’argent à disposition des partenaires Sénégalais pour que le dispensaire puisse avoir enfin un nouveau toit, des escaliers, des fenêtres et portes, ainsi que l’électricité.

Aujourd’hui, le dispensaire peut accueillir du public, toutefois, il manque cruellement de matériel médical.

Le nouvel escalier du dispensaire à Tivaouane Peulh, 2020

Le projet avec SAMKEDJI

Les femmes de la GIE de SAMKEDJI ont pour projet de créer leur activité de maraîchage. Elles ont a disposition un terrain cultivable avec un puits.

Malheureusement, le manque de moyens financiers ne leur permettait pas de créé le Groupement d’Intérêts Economiques ( GIE). Encore moins de financer les travaux de nettoyage et de sécurisation du terrain.

La GIE de SAMKEDJI

D’autre part, l’aspect culturel n’est pas négligé avec des visites de lieux historiques ou importants ( mine de sel, île d’Ngor….) ainsi que des activités communes (concerts en soirée, des courses d’ânes ou encore une reconstitution de mariage peulh et Wolof).

Le séjour à Samkedji a été reporté par deux fois en 2021, pour cause de situation sanitaire détériorée. Dates prévues du séjour fin octobre/début novembre 2021.

Il est en partie subventionné dans le cadre du VVSI-JSI, mais aussi sur fonds propres.

Association de jeunes de Samkedji

Le projet avec DABANE

2020 a été aussi l’occasion d’établir des liens avec Dabane, notamment l’association SOWALIE et la direction de l’école primaire de Dabane.

C’est pourquoi un deuxième groupe de volontaires a décidé de s’investir avec les Sénégalais sur ce projet.

L’objectif est de réhabiliter trois salles de classe de l’école primaire de Dabane. Le groupe pourra aussi partager des moments de découverte culturelle au sens large.

En mai 2021, des volontaires sont allés construire un puits à Dabane . Ils ont repéré les conditions d’accueil pour les jeunes impliqués sur ce projet de réhabilitation des salles de classes.

Construction d’un puits à Dabane ( mai 2021)
Construction d’un puits à Dabane ( suite, juin 2021)

Le projet de réhabilitation des salles de classes aura lieu en décembre 2021, et est en cours d’instruction par le VVSI. Des autofinancements ont lieu, et un financement sur fonds propres est effectif.

Association SOWALIE de DABANE
Association Sowalie de Dabane

De Dabane à Dresde, il n’y a qu’un saut de puce…

Qui a dit le contraire ?

Vous voulez en savoir plus ?

Rendez-vous dans la troisième partie de cette retrospective sur l’axe Coopération internationale…

En attendant, voici un résumé en images, des projets accompagnés depuis 2014 !

La coopération internationale (Partie 1)

Depuis 2014, l’association est engagée, auprès de jeunes volontaires, dans l’élaboration de projets de collaboration internationale.

Voici un retour sur l’historique de cet engagement, et de son évolution depuis 8 ans…

Skikda, un jour d’octobre 2013…

Photo de la Wilaya de Skikda, en Algérie.
Photo by @hamzabdrahman sur le site UNSPLASH.COM

Un groupe de Français, bénévoles de l’association EVASION, débarque dans la ville de Skikda, située à 471 kilomètre de la capitale Alger. L’objectif ? Découvrir cette partie du pays, et échanger avec ses habitants. L’accueil du petit groupe se fait chez l’habitant, et permet une immersion totale.

Durant ce séjour, les jeunes rencontrent d’autres jeunes, et établissent des liens. Parmi ces jeunes, des bénévoles d’une association, BARIQ21, qui promeut le développement durable et interpelle sur les enjeux écologiques.

Les idées fusent… et si un projet commun était co-construit ?

C’est ainsi qu’est né le premier projet de coopération internationale Franco-Algérien.

Evasion, Bariq21 et les jeunes du Centre social Basse Masure de Roubaix.

2014 : des compétences mises en synergie

Dans son coeur de projet, BARIQ 21 développe des actions de sensibilisation autour de l’écologie et du développement durable 1. En outre, elle promeut la pratique du sport auprès des jeunes.

Evasion propose des animations autour de la sécurité routière en vélo, trottinettes, piétons… auprès des jeunes et des familles, et propose régulièrement la pratiques de sports tels que les échasses urbaines, le hooverboard, ou même le futsall.

Nos quartiers d’été au centre de Skikda 2014

Les jeunes du Centre social Basse Masure de Roubaix, impliqué dans ce type de projet collaboratif, ont souhaité rejoindre ce projet dès son évocation.

Aussi,il a été proposé la création commune d’une animation type « nos quartiers d’été » au centre de la ville de Skikda ;

Au planning : des animations autour des enjeux écologiques, de la sécurité routière, mais aussi l’aide à l’entretien du vélo, adu maquillage pour enfants, ou encore la pratique du sport ( football par exemple).

Le groupe Franco-Algérien de 2014/2015

Une collaboration inédite

Pour arriver à cette journée, des mois de collaboration à distance ont été nécessaires. Il a par ailleurs fallut solliciter des financements, soit au travers des appels à projet, soit au travers des actions d’auto-financement.

Forts de ce travail commun, Les deux groupes de jeunes Algériens et Français ont pu élaborer, petit à petit, leurs actions ; Chacun avait à apporter sa brique à l’édifice.

Accompagné par les bénévoles de chacune des associations , des actions d’autofinancements ont permis de financer une partie du séjour.

Dans ce cadre, un appel à projet a été rédigé auprès du FONJEP 2, afin de réunir les fonds nécessaires pour la mise en place d’un planning sur deux semaines.

Au programme : des échanges de compétences autour des sujets de prédilection , des visites culturelles, et l’organisation de nos quartiers d’été à Skikda.

Un résultat à la hauteur des espérances

Ce travail de longs mois a permis de développer de nouvelles compétences.

Le réseau de partenaires s’est agrandi, et des autorisations auprès des autorités ( Préfecture, Commune …) ont permis d’organiser cet événement international.

Durant ce séjour, une école primaire a accueilli le groupe de jeunes Français. Une distribution de fournitures scolaires a eu lieu auprès des élèves de cette école.

Le projet nos quartiers d’été à SKIKDA a été un beau projet, dynamique, qui a engendré d’autres projets internationaux.

Il a réuni des jeunes des deux continents qui ont été fiers de proposer une action commune.

Les participants de cette journée de sensibilisation ont appréciés cette action « nos quartiers d’été », ludique et éducative en même temps.

Enfin, les jeunes Français et les jeunes Algériens ont impulsé un projet en 2015, autour d’un chantier commun à Skikda.

Projet de collaboration BARIQ21/EVASION/CSBM 2015, SKIKDA
  • 1 : gestion de l’eau, pollution, recyclage des matières premières, déplacements alternatifs à la voiture, etc.
  • 2 : Dans le cadre du VVSI-JSI

Partie 2 : En route vers le Sénégal !

Non, la pandémie ne tue pas les projets !

La situation actuelle met en lumière les difficultés qu'ont les associations, quelle que soit leur taille, à collaborer entre elles. 
Pour beaucoup, collaborer équivaut à s'allier à la "concurrence". 
Or, la mutualisation des moyens et des compétences permet proposer des projets utiles, innovants et répondants aux enjeux territoriaux repérés. 
Comment continuer à proposer des projets face à la crise actuelle ? Une remise en cause de ses pratiques est-elle utile ? 
Voici quelques pistes de réflexion.


Agir pour se préserver ?


Proposer des actions afin de justifier de son existence est tentant.
En langage journalistique, on pourrait comparer certains projets au marronnier : le sujet récurrent, sans risque, et qui apporte de l’eau au moulin.
Ainsi, un certain nombre d’actions sont proposées de façon monotone et récurrente, aux adhérents des associations. La remise en cause de ces actions n’est pas à l’ordre du jour, puisqu’elles sont considérées comme un besoin.


Toutefois, ce besoin est-il identifié par les adhérents ou par l’équipe de professionnels ?


A l’instar de l’atelier cuisine du lundi après-midi, ce dernier est-il véritablement plébiscité par les publics ? SI tel est le cas, l’est-il dans la forme proposée ?
Aussi, face à un public qui peine à se renouveler ou qui manque de motivation, la question du sens est essentielle.

Revoir ses pratiques professionnelles ?


Collaborer, c’est avant tout travailler avec son public sur des projets qui l’intéresse.
Ainsi, les actions mises en place sont un moyen ( et non un objectif ) pour l’animateur. L’objectif est d’amener les publics à des fins pédagogiques pertinentes.
Par exemple : Un atelier cuisine pourrait se transformer en ateliers des saveurs, avec des thématiques particulières : décliner les lentilles en 10 plats savoureux et économiques ( et en profiter pour travailler sur l’apport nutritionnel des légumineuses), concocter ses curry ( et présenter d’où viennent les épices et expliquer en quoi il est important d’en vérifier la provenance), ou encore confectionner les pains du monde ( et travailler sur les farines, et l’importance de leur qualité de production) etc.


Par conséquent, le rôle de l’animateur est d’accompagner le public dans sa réflexion, autour des actions et des projets.
Le temps du programme d’animations socioculturelles figé et répétitif est terminé !
Faites place à l’innovation !

Certaines structures l’ont bien compris, en ces temps difficiles où l’accès des publics dans des structures est compliqué.
Quelques projets en ligne ont pu ainsi voir le jour et des ateliers, des vidéos et des webinaires ont été proposés, avec succès, aux adhérents.

S’il faut retenir quelque chose de cette crise sanitaire, c’est l’innovation dans la relation à l’autre que ce soit en terme de projet et en terme de communication !

Pas évident ?
Certes.
Et pourtant, nous devons avancer… sous peine de voir le projet associatif s’éteindre.


Collaborer ensemble, avec des moyens différents


A cause de cette pandémie, les relations de travail ( et de collaboration) ont été réorganisées : le télétravail a fait un percée fracassante !
Certaines personnes apprécient, d’autres moins.

La visio au top.

Toutefois, nous constatons que les plateformes de visio conférence permettent de se réunir de façon plus efficace. Elles permettent d’économiser du temps et de l’argent ( moins de déplacements, plus de disponibilité).

Ce type de réunion nous oblige à revoir nos modes de fonctionnement, notamment en ce qui concerne l’efficacité et la prise de décision.
ENFIN !! La « réunionite », maladie bien française qui consiste à se réunir des heures pour ne rien décider, commence à reculer.
Mieux organisées, les réunions en visioconférence permettent de réunir des personnes éloignées physiquement, afin de travailler sur un ordre du jour bien établi et surtout avec un animateur ( l’organisateur de la visioconférence) clairement identifié.
Certes, on ne pourra pas éviter les échanges stériles … mais ils sont écourtés par la capacité de mettre fin aux conversations en un clic.
(Oooppss… j’ai été déconnecté… ça vous parle ? ).

Mails, plateformes de transmission, l’administration devient digitale



Les mails ( courriels) sont devenus le moyen de communication le plus utilisé, notamment pour transmettre des documents.

Et même les administrations s’y sont mises, en proposant des plateformes où l’on peut télécharger nos documents: de l’appel à projet, en passant par un dossier pour accueillir des volontaires en service civique, ou pour déposer une facture… de nombreuses démarches sont ainsi facilitées depuis le début de la pandémie.
On ne peut que saluer ici l’énergie déployée par les différents acteurs pour mettre en place ces communications digitales !


Collaborer… alors qu’on n’ a pas de visibilité ?


(spoiler : autopromotion... on se vautre dans les pétales de roses. une fois n'est pas coutume)


Evasion, pour celles et ceux qui la connaisse, est une petite association. L’équipe au coeur des projets est très réduite ( une dizaine de personnes) et est constituée uniquement de bénévoles et de deux volontaires en service civique ( venus nous rejoindre fin 2020 et début 2021).

Pour autant, les idées fusent, et notre objectif est de mettre en place les projets , tant que cela est possible.
Ce n’est pas de tout repos que de convaincre certains partenaires à intégrer nos projets. Malgré cela, nous y arrivons ( enfin on est bien aidés quand même, parce qu’on a un super coordinateur projet )

A Evasion, nous avons décidé de ne pas laisser cette pandémie nous arrêter.

Alors, c’est à nous de nous adapter et d’adapter les projets et les actions, en fonction de la situation. C’est stressant. Ça demande de la flexibilité, de la prise de recul... et beaucoup de concessions... mais les résultats sont là.

Nos projets 2020 et 2021 sont toujours collaboratifs


En 2020, Evasion a maintenu les projets de l’axe prévention à la sécurité routière, en adaptant les actions. Certains partenaires ont préféré suspendre leur participation, d’autres sont venus rejoindre les projets… comme quoi tout est possible.
Evasion a aussi participé aux estivales de Roubaix XXL, avec des bénévoles et des animateurs pour animer des ateliers de prévention en sécurité routière.


Le projet de coopération internationale avec le Sénégal a été aussi revu, pour faire face à la pandémie : la réhabilitation du dispensaire et la construction du puits ont été reportés de deux mois et sont maintenant terminés, grâce à la mobilisation des équipes bénévoles Sénégalaises et Françaises !

Quant à la réhabilitation du champ pour le groupement de femmes de Samkedji, il a été reporté mi 2021, pour permettre à un groupe de jeunes français d’aller sur place.


En 2021, Evasion porte plusieurs projets, en collaboration avec d’anciens et de nouveaux partenaires.

Comme d’autres, nous avons une visibilité très limitée. Mais cela ne nous empêche pas de porter les projets et d’imaginer des actions innovantes et en collaboration avec des partenaires motivés, eux aussi. Certes, nous mettons certaines idées en pause… mais cela ne nous empêche aucunement de les développer pour les mettre en oeuvre à des moments opportuns ( tout vient à point qui sait attendre)

Nous, petite association « de rien » y arrivons.

Cela démontre que la force des projets réside en leur sens et en la motivation des personnes qui les portent.

Il est indispensable de rester positif, mais surtout de s’obliger à remettre en cause nos modes de fonctionnement et peut-être accepter de prendre des risques en sortant de notre zone de confort.

Et vous?
Comment arrivez vous à proposer des activités associatives durant la pandémie ?
Pensez-vous que les nouveaux moyens de collaborer sont un avantage?

N’oubliez pas…. Il suffit d’une idée pour qu’un projet éclose…



Sécurité routière : Les ambassadeurs 2020 en formation

Photo by Ross Sneddon on Unsplash

Le Projet sécurité routière  » les ambassadeurs de la sécurité routière, Carton Rouge » a été impacté par la situation liée à la COVID 19.

Pour autant ,les partenaires ont majoritairement souhaité maintenir le projet, en respectant, bien sûr, les directives imposées par les autorités.

Aussi, le chargé de projet** a contribué à réorganiser les étapes du projet, au travers la redéfinition du calendrier et la ré-organisation des ateliers et actions prévus.

Néanmoins, l’essentiel du projet est bien mis en oeuvre au travers :

  • La formation et la sensibilisation des ambassadeurs de la sécurité routière
  • La sensibilisation par les ambassadeurs des jeunes de leur établissement
  • Une action « Carton rouge » pour sensibiliser les usagers de la voie publique aux enjeux de sécurité routière

Double Carton !

En 2020, sur demande de la Préfecture du Nord, le projet est mis en oeuvre dans la ville de Douai.

Les collèges Streinger et Canivez intègrent le réseau. Ainsi que la ville de Douai, la police municipale et la Sous préfecture de Douai.

Par ailleurs,le projet est en cours de réalisation dans la Métropole Lilloise , en collaboration avec:

  • la Préfecture du Nord,
  • la DDTM,
  • des collèges de Villeneuve d’Ascq
  • les collèges et centre sociaux de Roubaix
  • la Ville et la Police municipale de Roubaix*.

Deux temps de sensibilisation Forts :


Deux actions Carton Rouge seront proposées , au coeur de deux grandes agglomérations :

  • La place d’Armes de Douai, le 08 octobre 2020
  • La place de la République de Lille, le 09 octobre 2020

Vous retrouverez toutes les infos relatives aux temps forts sur les réseaux sociaux, et par mail si vous êtes inscrits à la newsletter d ‘Evasion.

Certains partenaires ont préféré se mettre en veille en 2020, au vu de la situation sanitaire. Bien sûr, nous espérons pouvoir travailler à nouveau ensemble de façon optimale sur les projets à venir.

Soutenez le projet en nous suivant sur les réseaux sociaux !

Vous pouvez retrouver les étapes de ce projet sur notre page Facebook et notre compte Instagram.

Nous répondrons avec plaisir à toutes vos questions en nous envoyant directement un courriel .

Bien sûr, nous serons ravis de pouvoir vous rencontrer lors des opérations carton rouge qui auront lieu en Octobre !

Prenez-soin de vous !

* la cartographie est en cours de réalisation.

** Le chargé de Projet (M. Bacel) est mandaté par Evasion

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Les activités d ‘été 2020

Photographie de VIcko Mozara/Unsplash.com

Cette année est particulière pour de nombreuses associations, qui voient leurs activités réduites.

Bonne nouvelle !

Evasion reste active durant cette période !

L’association Evasion propose des activités tout au long de cet été :

Vous pouvez retrouver les équipes d’EVASION dans le cadre des activités d’été XXL de Roubaix, du 18 juillet au 28 août 2020.

En outre, Evasion interviendra sur des actions ponctuelles, comme celle du mercredi 22 juillet avec les centres sociaux de Roubaix, au centre social de la Basse Masure.

Aussi, Evasion pourra bientôt proposer des interventions dans le cadre d’activités habilitées par la Ville de Roubaix, dans le cadre du chèque activité qui est distribué de l’âge de 3 ans à 18 ans révolu, à hauteur de 50 euros et utilisable jusqu’au 31 août 2020.

Les projets Les ambassadeurs de la sécurité routière, carton rouge sont toujours sur les rails, et reprendront dès septembre avec des partenaires de la MEL et du Douaisis !

Photo par Diana Parkhous, /www.unsplash.com

Vous pourrez retrouver toutes les informations, des photos et des vidéos sur notre page facebook et notre site web.

L’équipe d’Evasion vous souhaite un bel été.

Prenez soin de vous.

Le projet de coopération internationale

Dessin homonymes international
Homonymes international
Coopération

L’association Evasion accompagne des groupes de jeunes ( 16/25 ans) dans le cadre de projets de coopération internationale depuis 2014.

Pourquoi, comment et avec qui ? On vous explique tout ici…

Evasion travaille avec de nombreux partenaires. En premier lieu, l’association proposait des animations dans le cadre des quartiers d’été, ou de la prévention sécurité routière auprès des publics jeunes de la métropole Lilloise. C’est ainsi que ce sont lié des partenariats productifs avec les acteurs locaux.

En effet, l’un des objectif d’Evasion est d’accompagner les projets des jeunes, en leur permettant d’accéder à des méthodes et un réseau, et ainsi créer une dynamique projet motivante. Les administrateurs de l’association sont intimement convaincus que le potentiel individuel est multiplié dès lors qu’il est sollicité dans le cadre d’action commune.

L’objectif premier d’accompagner ce type de projet, était de mettre en avant les capacités individuelles de jeunes personnes, et de les conforter dans leurs capacités à travailler sur un projet commun.

Un premier projet en 2014

Notion de projet en image

L’envie de mettre en place un projet avec l’Algérie est né après quelques séances de travail. Les jeunes étaient motivés pour travailler sur un projet de coopération internationale sur un thème qu’ils maitrisaient : l’animation et le sport. Aussi, ils furent mis en relation avec une association de la ville de Skikda, en Algérie : Bariq21.

Bariq 21 est une association qui travaille sur les questions du développement durable et l’écologie. Elle sollicite les jeunes et se mobilise afin de défendre et de protéger l’environnement.

A priori… rien en commun entre les jeunes des deux rives… et pourtant…

La coopération en marche

Si les jeunes français étaient compétents en matière d’animation d’ateliers sportifs, ils n’avaient aucunes compétences en termes de développement durable. En outre, les jeunes Algériens, compétents en développement durable, ne savaient pas comment sensibiliser, au travers des animations, la population locale.

Les jeunes des deux rives commencèrent donc à travailler sur un projet avec l’objectif de sensibiliser la population à l’importance de la préservation de l’environnement.

Ainsi, le projet les quartiers d’été a été mis en place à Skikda, avec des ateliers sportifs ( parcours vélo par ex) et la création d’outil de sensibilisation à l’environnement.

De plus, les jeunes français ont utilisé une partie du budget , récolté durant des actions d’auto financement, afin d’acheter du matériel scolaire sur place. Ils l’ont redistribué aux enfants d’une école primaire de Skikda.

Ce projet de coopération internationale, intitulé « Regards croisés sur l’Algérie » fût un succès puisque les objectifs opérationnels étaient tous atteints . De même ,la valorisation des jeunes participants à ce projet a permis le renouveau d’une confiance en leurs capacités. Cela les a motivé dans leurs démarches. La plupart ont utilisé positivement cette expérience de projet dans le cadre de leur projet personnel.

Un outil de valorisation des participants

Evasion, qui voit dans ce projet de coopération internationale, un outil de mobilisation formidable en direction des jeunes. Depuis, Evasion répond aux demandes d’accompagnement de projet de coopération internationale.

Aussi, Evasion accompagne les jeunes tout au long du processus, et sur le lieu des actions prévues. En effet, les jeunes sont accompagnés sur les sites étrangers , par des professionnels rodés à ce type de projet.

Parfois, les projets se concrétisent autrement : en 2019, l’interruption d’un partenariat pour problèmes internes a entrainé le reversement des fonds récoltés à un autre projet de collaboration internationale. Ainsi, un dispensaire a été réhabilité au Sénégal, grâce aux fonds du projet 2019.

Un puits pour le Sénégal

En 2018, le premier projet un puits pour le Sénégal a vu le jour, grâce à un groupe franco-sénégalais. Ce projet a permis la construction d’un puits , ainsi que la création d’un outil de prévention sur le thème des accidents domestiques. En effet, ces accidents sont un fléau dans les villages. Créée par les jeunes des deux pays, une vidéo sensibilise aux dangers rencontrés par les enfants à l’intérieur de leur propre maison, dans les associations et les dispensaires locaux

En 2019, des jeunes de France et du Sénégal se mobilisent dans un nouveau projet de construction d’un puit. Ce projet est mené en parallèle d’un projet de création d’un support de sensibilisation à la gestion quotidienne de l’eau.

En effet, l’accès à l’eau potable dans certaines partie du Sénégal, reste difficile et précaire. Si les infrastructures se développent doucement, de nombreuses familles n’ont pas accès à l’eau courante. Elles ont peu d’espoir d’y avoir accès avant de nombreuses années. Aussi, il est essentiel de promouvoir l’accès à l’eau potable.

Cela a un impact non négligeable sur la vie quotidienne des personnes ayant accès à l’eau près de chez elles.

Au delà du confort apporté, et du temps gagné , cela permet d’améliorer les possibilités de scolarisation des enfants , qui n’ont plus à faire des allers retours incessants entre les points d’eau potable et leur lieu de vie.

Des actions d’auto financement

Dans le cadre de ce projet de coopération internationale, Evasion propose un vide-grenier solidaire le dimanche 10 novembre 2019. Tous les bénéfices seront reversés pour le projet en cours.

Ce projet ne reçoit aucune subvention publique et dépend de la capacité de mobilisation des jeunes . D’autre part, des sollicitations auprès de mécènes privés ont lieu . A ce jour, l’entreprise RENOVIO a souhaité soutenir la construction de ce puits .

Si vous souhaitez participer au vide-grenier ou effectuer un don pour ce projet 2019, vous pouvez nous contacter ou visiter notre site internet.

Vous trouverez toutes les information concernant ce vide grenier solidaire sur notre site, en cliquant ci dessous.

Et vous, avez vous déjà participé à un projet de coopération internationale ?

Carton Rouge, les ambassadeurs de la sécurité routière : la mutualisation des moyens au service de la prévention

Retenez bien cette date

Il suffit d’une idée…

Il était une fois un animateur, qui, face aux comportements accidentogènes des jeunes qu’il accueillait dans son centre de loisirs, voulut mettre en place une action de sensibilisation aux dangers de la route dans le collège Léon Blum à Villeneuve d’Ascq

C’est ainsi que l’on pourrait évoquer l’idée originelle du projet sécurité routière (La journée de la sécurité routière) porté par l’association Evasion…

Cette idée a fait du chemin. En effet, la première action de sensibilisation intéressa d’autres intervenants.

L ‘idée engendra un projet de plus en plus complexe, afin de répondre aux problématiques identifiées par divers partenaires.

Il fût alors évident de proposer ces actions aux sein des collèges Villeneuvois, puisque le public cible est les jeunes. Au fil du temps, d’autres établissements de la MEL* ont souhaité s’inscrire dans ce projet.

L’idée principale était de sensibiliser les jeunes, plus particulièrement les collégiens, en les incluant dans une démarche participative et formatrice. En outre, il fallait que ces actions soient adaptées aux participants. Il fallait également coller aux impératifs organisationnels des établissements scolaires impliqués dans ce type de projet.

Carton rouge est né suite à un constat :partagé entre l’association et Monsieur Boulanger, Directeur du cabinet du Préfet du Nord : les élèves et les parents d’élèves ont des comportements dangereux aux abords des établissements scolaires.

Qu’ils soient piétons, cyclistes, motocyclistes ou automobilistes, beaucoup n’avaient (et n’ont) pas conscience de leurs comportements. C’est pourquoi il était important de sensibiliser les publics à cette problématique, et principalement les élèves.

Une méthode qui roule

Concernés par ce projet, les élèves sont non seulement sensibilisés, mais certains participent activement aux actions de sensibilisation. En effet, un groupe d’élèves de 4ème de chaque collège agit directement en animant les ateliers de sensibilisation en direction des élèves de 5ème de leur collège.De plus, ils participent à la verbalisation des usagers de la route lors de la journée CARTON ROUGE.

Les élèves formés à sensibiliser leurs pairs ( et les autres usagers ) sont nommés les ambassadeurs de la sécurité routière ; ils traitent durant plusieurs séances les questions relatives à la sécurité routière. En outre, ils acquièrent les compétences nécessaires à l’utilisation des outils pédagogiques et à l’animation des ateliers de sensibilisation

Bien sur, un tel projet demande un certain nombre de moyens techniques, humains, logistiques, et financiers.

Un réseau sur les chapeaux de roue

C’est pourquoi la création et l’animation d’un réseau s’est construite durant ces dernières années.

En effet, le réseau engendre la mutualisation des moyens et des compétences . De même, il permet de réfléchir à un projet adapté, pour qu’il réponde au mieux aux problématiques identifiées. Par conséquent, un réseau impliqué permet une réactivité face aux freins que l’on rencontre lors de la mise en oeuvre des projets. Aussi, le réseau est un acteur essentiel dans la mise en oeuvre du projet carton rouge.

Pour cela, Evasion a fait appel a un coordinateur projet et réseau auprès de l’association DMDS. Passionné et engagé ,il effectue un travail formidable depuis le début de cette aventure.

Carton rouge en 2019, c’est :

  • Une journée d’action commune le 11 octobre 2019 à Lille République, avec l’ensemble des Ambassadeurs de la sécurité routière ;
  • 10 établissements scolaires de la Métropole Lilloise impliqués dans chaque étape projet.

Le soutien de:

  • la préfecture du Nord
  • la DDTM
  • du Département du Nord
  • la Police Nationale
  • de la Police Municipale de Roubaix
  • la Gendarmerie
  • l’entreprise Ilévia
  • La ville de Roubaix
  • Du centre social Echo de Roubaix

Retrouvez des informations sur le projet Sécurité routière de l’association EVASION en visitant notre site

*MEL : Métropole Européenne de Lille

Association Evasion : une histoire de projets et de réseau

logo de l'association Evasion
Logo d’Evasion

L’histoire débute en 1996.

L’association Evasion a été créée pour proposer des voyages et des animations au public.

Après quelques années d’existence, cette association s’est éteinte, faute de bénévoles.

Une nouvelle équipe de bénévoles s’est constituée en 2008, pour créer un nouveau projet associatif ..

Ces bénévoles étaient issus des métiers de l’animation, de l’insertion ou de l »éducation. Tous s’étaient rencontrés via le réseau associatif de la Métropole Lilloise, avec un objectif commun : la volonté de travailler autrement.

Dans les structures classiques, il faut coller aux impératifs administratifs et financiers, et s’adresser, souvent, à un public très ciblé. Aussi, les démarches projets sont balisées et peu adaptables aux projets.

Notre projet était de créer une structure support, pour accompagner des projets associatifs et professionnels.

Une sorte de ruche (à projet) associative

Le nouveau projet associatif s’est basé sur l’idée qu’Evasion devienne une structure accompagnant les porteurs de projets dans leurs démarches. Chacun y apporte ses compétences et son réseau, et chacun participe à l’évolution d’un ou de plusieurs projets.


En 2011, Evasion lance le concept de la MDE, une Ruche associative autogérée.

Accueillant des porteurs de projets venant de divers horizons, la MDE permet à ces derniers de tester leur activité avant de se lancer.

Les bénévoles de l’association Evasion étaient motivés et très impliqués pour accompagner chaque porteurs de projet dans leur évolution.

Cours de salsa, ateliers de cosmétiques naturels maison, Permaculture, Tai-Shi, Animation de soirée, théâtre, création de support de prévention, animations de quartier…

Ce projet associatif mettait en oeuvre le concept de mutualisation des moyens.

Des complications administratives ont mis fin à cette aventure en 2013

Le lieu d’accueil de la MDE n’a jamais obtenu l’autorisation d’ouverture au public..lui interdisant de continuer ses diverses activités.

Evasion n’était pas en mesure de supporter les conséquences financières d’un fiasco administratif.

La MDE aura existé durant deux ans…

Nous avons pu vérifier que le concept de la ruche associative était un projet viable.

Il était hors de question de laisser ce projet associatif s’éteindre.

Nous avons pu constater que la mutualisation des moyens et des compétences étaient possibles. Un réseau étendu permettait de renforcer la viabilité des projets, chacun y apportant sa petite pierre…

Rappelez vous ! Nous voulons travailler autrement ! Nous souhaitons nous investir sur des projet viables , élaborés avec et par le réseau…

C’est ainsi que nous avons focalisé les actions sur la prévention : parentalité, prévention santé et sécurité routière, animations…

Pour cela, nous avons sollicité notre réseau, et avons créé de nouveaux liens.


Le réseau est l ‘essence de notre projet.

La synergie des moyens et des compétences sont le ciment de chaque projet mis en oeuvre.

Aujourd’hui, Evasion est reconnue comme :

  • Structure porteuse
  • Coordinatrice de projets
  • Génératrice de réseau

Chaque projet repose sur la structure associative, et sur le réseau.

Grâce à une équipe de bénévoles, Evasion est une structure en perpétuelle évolution, qui s’adapte aux besoins des projets.

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