Projet de coopération internationale : coopérer sereinement

Groupe

Depuis quelques années, Evasion accompagne des groupes de jeunes dans des projets de coopération internationale, notamment en Algérie et au Sénégal.

En décembre 2019, «  un puits pour le Sénégal » est mis en oeuvre , après plusieurs mois de mobilisation. 

Toutefois, se lancer dans un tel projet requiert pugnacité et réelle volonté de voir aboutir le projet.

On vous explique tout ici…

Une idée, aussi noble soit-elle, n’est pas toujours réalisable. 

Vous souhaitez mettre en place un projet de collaboration avec une association située dans un autre pays. Que ce soit sur les thèmes de l’Education,  de la santé  ou encore du développement durable, il est nécessaire de vérifier certains points indispensables à la faisabilité de ce projet. 

Pertinence, efficacité, efficience, Impact et durabilité

La pertinence: 

Elle se définit par l’adéquation des objectifs et des action entreprises afin de répondre aux besoins prioritaires. 

Elle correspond à un moment T de la situation donnée. IL faut être sur que l’action réponde aux besoins de la population. Cette analyse des besoins doit être effectuée avec le partenaire local. 

L’efficacité: 

L’efficacité se définie comme la relation entre les objectifs fixés et les résultats obtenus. L objectif est d’atteindre les objectifs que l’on s’est fixé.

C’est la relation entre les résultats obtenus et les couts/les ressources mis en oeuvre pour y parvenir. 

L’efficience : 

Le taux d’efficience permet d’évaluer à quel prix certains résultats ont été atteints, et de vérifier si cEt investissements ( en cout et en temps) est adapté aux bénéfices obtenus. 

Efficience =  Investissement  économique adéquat  > Résultats/bénéfices considérables

Impact : 

L’impact montre les effets à plus ou moins longs termes du projet : évaluation des effets du projet sur le contexte tels que les bénéficiaires, les équilibres locaux etc…

La durabilité

C’est la capacité des résultats positifs à se prolonger au delà des limites de temps effectives. On vérifie alors que le projet a les capacité de d’agir dans le temps indépendamment de l’ONG et des partenaires locaux. Il existe plusieurs type de durabilité à évaluer : 

Economique :

Quels sont les revenus générés, depuis quand est ce autonome ?

socio-culturelle : 

Comment les changement socio-culturels sont acceptés par les bénéficiaires, depuis quand n’y a t-il pas de conflits sociaux ou culturels ? 

Environnementale : 

Quels sont les effets positifs ( ou neutres) sur l’environnement? Les ressources sont elles générées de façon équitable et prudente ? 

Institutionnelle : 

Quels sont les changements générés par le projet et contrôlés par les partenaires locaux ?  : gestion du projet sur le plan administratif et institutionnel, 

Quelles est la capacité des bénéficiaires de gérer le matériel ou la structure et de garantir sa maintenance?

Quel est le niveau de participation et d’acceptation de l’autorité publique du projet ? 

Etre motivé sur le long terme est épuisant …

Vous êtes aux prémisses du projet, plein d’entrain, d’idées et de volonté.  Prêts à franchir monts et vallées pour arriver à vos objectifs, personne ne vous arrêtera !

Mais il y a… le groupe…

Avec son fonctionnement imparfait,  le groupe connaît une remise en cause régulière de l’intérêt de chaque individu dans ce projet commun. C’est un fait : dans chaque groupe composé, figure un ou des leaders et une majorité de suiveurs, qui exécutent plus qu’ils ne décident réellement ( certes , ils votent pour des propositions, mais élaborent rarement les stratégies à suivre pour le projet). 

Cette instabilité constante ne permet pas de se reposer à 100% sur l’ensemble du groupe. C’est ainsi que l’on constate systématiquement des abandons en cours de projet, ou des participations irrégulières de ses membres, mis à part des membres directeurs. 

Si vous faites partie des membres leaders, attendez vous à ces fluctuations et acceptez les ; il faudra aussi les anticiper autant que faire se peut, en questionnant régulièrement la disponibilité des membres du groupe et leur volonté de participer ou pas à certaines parties du projet. 

  • Qui souhaite partir et qui ne le veut ou ne le peut pas ? 
  • Qui peut donner de son temps pour des actions d’autofinancement? 
  • Qui peut donner de son temps pour les actions administratives ou de communication? 

Ces questions sont importantes, car elles permettent de mieux répartir les tâches entre les membres d’un groupe projet. En effet, tout le monde n’a pas les mêmes aspirations, les mêmes envies ou besoins d’investissement personnel.

C’est pourquoi en faire l’évaluation régulière est nécessaire pour le bon déroulement du projet. 

Se faire accompagner est indispensable 

Evasion est une association dont les membres croient à la mutualisation des compétences. C’est d’autant plus nécessaire lors d’un projet de coopération internationale. 

En effet, il est important de lister les partenaires potentiels qui pourraient soutenir cette action. 

Cela concerne les partenaires qui ont une connaissance objective du pays avec lequel vous allez collaborer, qui en connaissent les us et coutumes, mais aussi l’état économique ou géo politique. Cela facilitera d’autant plus la communication avec la structure étrangère, et les éventuelles transactions. 

N’hésitez pas à contacter des associations du pays concerné, situées en France. 

Adressez vous aux associations qui ont l’habitude d‘accompagner ce type de projet  mais aussi aux associations qui ont déjà accompagné ce type de projet. 

Trouver des financements hors subventions d’Etat. 

Les temps sont durs, même pour les projets de coopération internationale. 

A titre d’exemple, et malgré un accompagnement systématique de notre projet par un partenaire habilité, Evasion n’a obtenu qu’une subvention pour un projet sur les 4 mis en oeuvre…

Pour palier à ce manque important de financement, il a fallut réécrire le projet, réduire les coûts, trouver d’autres sources de revenus, et souvent, demander une prise en charge du coût du transport par les bénévoles eux mêmes. 

Cela entraine un impact non négligeable sur la motivation du groupe, notamment lorsqu’après plusieurs heures de rédaction projet, de réunions avec divers acteurs et d’actions d’autofinancement, on vous notifie du refus pur et simple de la demande de subvention. 

Anticipez la possibilité importante de ne pas être subventionnés. Posez vous la question, dès le départ, de savoir si vous continuerez le projet ou non, si oui avec quelles conditions, et si non, que ferez vous des fonds déjà récoltés pour le projet ? 

Communiquez un maximum avec votre partenaire étranger

Car celui ci est et doit rester un PARTENAIRE ACTIF du projet, et non être en position d’assistanat. 

Pour cela, instaurez dès le début des règles simples  sous forme de convention bipartite : 

  • Chaque partenaire doit contribuer au projet financièrement ou en nature, à hauteur de ses moyens.
  •   Le partenaire étranger s’engage à fournir toutes les pièces administratives indispensables à la constitution des dossiers  
  • Il s’engage à effectuer toutes les demandes officielles nécessaires auprès des différentes autorités,  afin de satisfaire au bon déroulement du projet sur le territoire concerné
  • Le partenaire étranger s’engage à participer activement au projet, que ce soit au travers la participation de ses adhérents, bénévoles, apprenants, professionnels, ou au travers la gestion matériel et logistique du projet une fois sur place.

Imposez des communications régulières avec la structure partenaire, via internet ou le téléphone. 

La transmission des informations est essentielle au bon déroulement du projet. Elle permet d’avoir une première compréhension du fonctionnement de chaque partie et permet d’établir une relation de confiance.

Si vous sentez que votre partenaire n’est pas fiable, stoppez le projet ! 

Sachez évaluer les risques et vous adapter

Ne prenez pas de risques inutiles. Rappelez vous que vous n’êtes pas les seuls à proposer des projets similaires dans ce pays… 

Si l’expérience d’un projet de coopération internationale peut être enrichissante, elle peut vite devenir  l’objet de frustrations et parfois de mise en danger inutile, à l’instar de ces jeunes Belges qui ont dues être rapatriées du Maroc par exemple. 

Soyez capables de revoir votre copie à chaque étape du projet, adaptez vous ou adaptez le dans la mesure du possible.

Pour cela, imposez vous des limites à ne pas franchir, dès le début du processus : quel coût maximum  ? Quelle nombre de personnes minimum ? Quel planning ? Quels partenaires indispensables, importants, non nécessaires ? 

Soyez flexibles mais intransigeants sur les questions de sécurité et de coût. 

Pour vous aider à mieux cerner les tenants et aboutissants de la coopération internationale, nous vous invitons à visiter le site platforma.

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Nous souhaitons au groupe de coopération internationale 2019 Franco- Sénégalais,  de profiter de ces moments de partages et d’échanges qui auront lieu les deux dernières semaines de décembre 2019. 

Retrouvez l’action sur notre page Instagram à partir du 23 décembre 2019 !

YALLAH !

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